mercredi 8 avril 2026

Notre voyage à Nantes, début avril 2026


Le premier jour
Nous sommes partis en train pour aller visiter Maria et Laurent à Nantes. 
On a pris le temps long avec le train régional sans vitesse.
Le temps de regarder passer les pylônes à côté des voies, celui de s'étonner de l'avancée des bourgeons et des terres inondées, le temps de la valse des bagages que montent et descendent les voyageuses et voyageurs dans les gares. Le luxe du précieux temps que l'on ne paie pas cher parce qu'il dure deux fois plus que le TGV.

Et nous sommes arrivés à Nantes. Il ne pleuvait pas.
On adressa un clin d'œil amusé à Barbara : Où se trouve la rue de la grange aux loups
On ne le saura pas. Pleuvoir et pleurer n'est pas à l'ordre du jour.
Il est temps de longuement marcher, longuement parler et longuement écouter.
Donc, beaucoup découvrir. 
 
Cette première virée nantaise commence alors par :
Le marché de Talensac et le muscadet à bulles qui rend guillerette au bar du bon coin
La rue Mondésir et Notre Dame de Toutes Joies, gracieusement bétonnée de clins d'œil romans
Les lentilles Thym Laurier de Maria et le gâteau nantais
Avec une bonne sieste.

Le deuxième jour
Nous descendons de Talensac vers le fleuve et la grue titan jaune nous fait signe, 
C'est qu'il faut traverser la Loire. 
Le voyage à Nantes se précise avec
La croisière en Navibus jusqu'à Trentemoult qui fait entrer dans le monde des cap-horniers
Le pendule de la centrale à Béton rouge qui nous accueille avant de croiser les maisons de couleurs
Les moules nantaises et le vin blanc au Bistrot du port sur la terrasse au soleil
Les petites rues aux gros chats et au cinéma de quartier exigu
 
Il faut traverser la Loire à nouveau et c'est la grue noire des anciens chantiers navals Dubigeon à Chantenay qui nous accueille, avec la Brasserie Little Atlantique Brewery dans l'ancienne bâtisse industrielle, huilerie, savonnerie, etc...
Nous voici à l'orée du jardin extraordinaire, avec l'envie d'écouter le temps qui pousse
On y rencontre la Scille du Pérou et on gravit les marches de l'escalier qui grimpe sur la Carrière Misery  pour croiser l'enfant du square Maurice Schwob. Il affirme très essoufflé et très sérieux "J'ai bien le droit à une petite pause"

La promenade se poursuit pour rejoindre les belvédères et voguer au dessus de la Loire.
La Loire encore, la Loire, avec le belvédère de l'Hermitage du japonais Kawamata
Et la Statue de Sainte Anne qui protège les marins
Il faudra revenir pour le Musée Jules Verne et la prochaine Cité des Imaginaires

Puis c'est la descente douce vers les quais, les HBM Hermitage et leurs cours aux noms de corsaires, 
L'hommage à Jean Bruneau, peintre et dessinateur qui y habitait
Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage où nous n'avons pas pu entrer à cause des crues
Le tramway sur le quai de la Fosse pour nos pieds fatigués
La bière et le Spritz au rosé avec Laurent au LU, Lieu Unique, et une pensée émue pour les petits beurres. Nous rentrons fourbus. 

Le troisième jour débute avec 
Les automates de Talensac et la meilleure chouquette du monde
Les rues du quartier Bouffay et le souvenir des anges perdus de Saint Nicolas
L'éloge du pas de côté et son pied dans le vide
 
On entre alors dans le Château des Ducs de Bretagne avec ses douves et ses remparts,
avec aussi le regret de ne pouvoir visiter l'exposition Sorcières parce que nous n'avions pas réservé
et l'intérêt de parcourir les espaces du Musée d'Histoire
On y découvre l'écrin funéraire du cœur d'Anne de Bretagne
La mémoire d'Henri IV, son nez bourbon, son cheval blanc et l'Edit de Nantes
Et la fatigue au bout des escaliers et de 4 espaces du musée. 
Il faudra y revenir pour la révolution et l'industrialisation
 
A la recherche de repos, la jungle intérieure nous aère les neurones et les yeux
Les galettes de la crêperie Au vieux Quimper nous sauvent de l'inanition
Hop hop hop. C'est reparti mon kiki
 
Les mascarons de l'Ile Feydeau nous saluent, alors que le gazon a remplacé l'eau
La passerelle Schoelcher bouge sous nos pieds pour rejoindre l'île de Nantes 
En abordant l'Ile, on frôle le Palais de Justice de Jean Nouvel
Equité sombre / Droiture froide / Transparence macabre
Cette justice là ne donne pas envie de revenir 
 
Et déjà, le projet du nouveau Pont Anne de Bretagne et l'épopée de sa barge voyageuse nous attire
Le grand éléphant des Machines de l'Ile nous appelle,  
le héron, les autres oiseaux de la galerie et le Carrousel des Mondes marins aussi, 
j'entre donc en douce par la sortie pour monter sur les branches expérimentales et rentrer dans les galeries de l'édifice grandiose des nefs, mais il est tard. 
On reviendra alors pour entrer vraiment dans les machines et l'enfant qui rêve en nous 
Pour la cantine du Voyage et la promenade jusqu'à la pointe du Hangar à Bananes 
 
On repasse la Loire, on salue Cambronne (Merde alors !), on remarque les renoncules et les euphorbes de son cours avant d'aller prendre un chocolat à la Cigale sur la Place Graslin. 
Il faudra revenir parce qu'on a loupé la transgression sur le cours Cambronne
Comme on a des goûts de luxe et que rien n'est trop beau pour la classe ouvrière, on réserve pour dîner à La Cigale le soir du lendemain et on va saluer le passage Pommeraye en quittant le quartier.

Le récit de la journée s'arrête là. Pas envie de nommer la pièce de théâtre du soir, ni les tatapoum technos assourdissants qui lui ont succédé. Mieux vaut tenter de faire mémoire de ses rêves.

Le quatrième jour
Nous partons en voiture à la Mer. C'est Laurent qui conduit. Il fait beau. Direction PORNIC
On s'arrête au Marais de Lyarnes, pour manger des huitres chez Poiskaï Sud, à côté des pêcheries de Moutiers en Retz. Des amis, des huitres, du poisson fumé, des verres de Muscadet frais sur une table au soleil : Que demande le peuple ? Il y a même du fromage pour ceusses qui n'aiment pas le poisson.
Et nous voilà repartis pour un tour sur le sentier des douaniers à Pornic
Clin d'œil aux villas des richards et aux évadés fiscaux : on connait vos maisons secondaires ! 

Pause sur la plage au soleil pour toucher le sable et l'eau 
Manuel chantonne Si Fa Será de Gianni Morandi

On fête la fin du séjour à la Cigale. Mention spéciale pour le vin blanc de Cheverny

Le cinquième jour
Sur le chemin de la gare, on observe le jardin des plantes sans y rentrer parce qu'on n'a plus le temps.
On repart à Paris avec le TGV
 Il faudra revenir pour Maria et Laurent

Voir l'album ici







jeudi 12 mars 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. 7


Pour la septième et dernière maison de ce cycle des maisons improbables et quartiers atypiques, j'ai repris tout ce qui a été mis en oeuvre dans les six premières :

  • La ligne verticale, colonne vertébrale des constructions. Des formes de papier superposées. Des fenêtres, portes, toits et escaliers au gré des papiers collés
  • Des grattes-ciels et des échoppes. L'aquarelle japonaise nacrée 
  • Du végétal dans le bâti. Des interstices blancs entre les papiers découpés
  • Du papier métallisé. Du feutre posca sur du noir.  
  • L'harmonie et la diversité des verts
  • Les restes du programme 2024-2025 de la Maison de la Musique, des stries pour habiller la terre. 

Et je souhaitais ajouter ce qui manquait aux six premières : des cheminées, des balcons, des lampadaires, des ponts, des câbles électriques. 

Et des gens. Des gens multicolores, divers.

Voir l'album ici






dimanche 1 mars 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. Les perspectives acidulées



Alors qu'une sombre tourmente afflige l'humanité, j'ai besoin de recolorer tendrement le monde. 

J'ai utilisé le papier lumineux du programme 2024-2025 de la Maison de la musique de Nanterre, une aquarelle scintillante rosée pour signifier les surfaces vitrées, un ciel de guimauve et des stries orangé/vert pomme/fuchsia pour habiller la terre

Il s'agit de ne pas se laisser envouter par le spectacle en continu de la force brute et de la bêtise.
Ne pas être paralysée par la débâcle annoncée.






jeudi 26 février 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. Les maisons vertes



Comme les hauts d'une ville bretonne, au milieu des abers. 
Des toits d'ardoise, des mousses et de l'eau.
Tout cela est soit un peu trop dessiné, soit trop enfantin.
C'est l'harmonie et la diversité des verts qui sauvent la mise. 








samedi 21 février 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. 4




Se laisser porter par les formes, sans savoir où ça va mener. J'apprécie ce lâcher prise qui se saisit de la forme par le jeu des motifs et des textures. C'est une approche un peu décorative, mais qui permet d'affiner les grosses orientations.

Il y a la grande ligne verticale au milieu.
Des édifices de papier métallisé, emballage de café en grains, qui en gardent l'odeur.
Des maisons de papier cadeau doré, des murs de papier rayé rouge et blanc, des pans noirs sur lesquelles ressortent bien le dessin de briques au feutre Posca ou des motifs décoratifs.

Il y a des arches, des escaliers, des volets aux fenêtres, des grandes et petites portes
Il y a un ciel jaune d'aquarelle japonaise irisée
Il y a une terre habillée de fines stries sur différents tons d'aquarelle
 
Il manque des cheminées, des balcons, des lampadaires, des ponts, des câbles électriques.
Il manque des gens.
 






mercredi 11 février 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. 3


Où l'on introduit du végétal dans le bâti.
Où le petit bout de Mont Saint Michel au loin, oblige à représenter des arcs et des contreforts.
Où des perspectives sensibles naissent à cause de la forme des papiers collés.
Où les interstices de blanc entre les morceaux découpés contribuent à structurer l'ensemble








dimanche 8 février 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. 2



Il y a toujours la ligne verticale structurante. Et un jeu avec un dessin de Besse trouvé dans l'Humanité Dimanche. J'aime bien le contraste entre la petite échoppe et les gratte-ciels métallisés. Me voici de nouveau avec l'aquarelle japonaise nacrée.