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vendredi 2 janvier 2026

La rétrospective de Gerhard Richter chez Vuitton



Imposant, multiple, bluffant, sévère, froid, précis, géant, contradictoire, implacable

Comme une avalanche de propositions plastiques dont on ne peut appréhender les contours
Comme une énorme banquise dont on boirait des gouttes
Comme une mise en abyme de la mémoire allemande du XXème siècle
Comme une ode constante au Gris
Comme le passage inexorable du temps et de l'histoire
Comme chercher à mettre la couleur dans des cases
Comme dé-peindre les siens pour s'en éloigner
Comme se moquer génialement du monde







mercredi 31 décembre 2025

Otobong Nkanga


On ne sort pas indemne de la rétrospective consacrée à Otobong Nkanga au Musée d'Art Moderne de Paris. A cause du propos décolonial et écologique mais surtout à cause de la force de son expression. 

Elle réveille des objets antagoniques et révèle des forces contradictoires : 

  • les aiguilles ne servent pas qu'à coudre, elles déchirent
  • les mains ne servent pas qu'à soigner, elles accaparent
  • la terre ne sert pas qu'à bâtir, elle ensevelit
  • l'eau ne sert pas qu'à abreuver, elle inonde
  • les liens ne servent pas qu'à relier, ils enchainent 

J'aime l'idée qu'un musée de renom comme le MAM de Paris rende hommage à une artiste vivante, contemporaine. J'aime aussi l'idée que cette artiste soit femme, puissante et noire. Comme une revanche bien méritée. 

Pourtant, je suis sortie triste et déçue du musée. Je voulais "rêver de nous en couleurs" mais je me suis sentie minérale et enchainée. Comme pétrifiée. Avec le besoin d'être soignée et réparée. 

J'ai tellement mal au monde que je cherche de la légèreté. 
Tellement mal à l'avenir, que j'ai besoin de respirer. 

Sans doute, Otobong Nkanga atteint son objectif.

 




lundi 27 octobre 2025

Au musée de la Chasse et de la Nature

 

Nous sommes allés visiter le Musée de la Chasse et de la Nature avec des amis. 

Comme en ce moment, je dessine des animaux imaginaires, cette visite était tout à fait bienvenue. J'ai particulièrement apprécié le sanglier faisan bicéphale empaillé, ci-dessus. Tout comme le goût de bonbon acidulé de l'exposition temporaire des Lamarche-Ovize. 

Alors que l'on pourrait soupçonner les collections d'armes, de trophées et d'animaux empaillés de véhiculer des relents nauséeux liés au mouvement de la ruralité (ex "Chasse, Pêche, Nature et Traditions"), les rencontres inopinées avec des œuvres contemporaines permettent d'alléger le propos. 

Il y a de la gravité enjouée, du jeu, de l'ironie, du décalé. Et puis, il y a beaucoup d'enfants étonnés. C'est grâce à l'une d'elle que j'ai pu toucher la tête de la licorne dont je ne voyais que la longue corne.

Voir l'album ici

Parmi les choix des libraires du musée, certains ouvrages se trouvent en médiathèque à Nanterre :

  • Plusieurs romans de Marc Graciano
  • Le roman de ronce et d'épine de Lucie Baratte
  • Des ouvrages de la québecoise Gabrielle Filteau-Chiba
  • Mythologie du .12 de Célestin De Meeûs
  • La Terre noire de Rita Carelli
  • Du même bois de Marion Fayolle
  • Le Végétal d'Hélène Druvert et Juliette Einhorn, en littérature jeunesse






jeudi 8 mai 2025

Banlieues chéries



Nous sommes allés voir "Banlieues chéries" au Palais de la Porte Dorée. 

Il y a une vraie fascination à voir notre quotidien et son histoire exposés dans un musée parisien,
une sensation d'huile d'amande douce sur la peau regardée avec respect.

Alors on fait un coucou spécial aux tours Aillaud voisines.
On revoit avec émoi une photo de Laurent Kronental et on se souvient de "Nanterre sous la mer"
On salue chapeau bas un bloc de béton du stade Bauer et la mémoire du Red Star.
​Et on rêve d'improbables tours longilignes construites avec des blocs de légo.

Voir l'album ici

Il faut bien reconnaitre que le rap n'est pas ma musique favorite 

Mais

Oui vraiment,
la Banlieue influence Paname
Paname influence le monde.
C'est nous le grand Paris !







jeudi 16 mai 2024

Du nouveau pour la Conque 2024

Hier soir, j'ai participé au choix de l'artiste qui investira la Conque en 2024 dans le Parc des Anciennes Mairies. C'était intéressant de rencontrer les trois artistes présélectionné·es, de découvrir leurs univers, leurs pratiques artistiques, leurs intentions pour la Conque et de choisir le ou la lauréat·e. 

Vraiment intéressant aussi de débattre dans le jury pour "construire du consensus".

Découvrir ici les travaux de :

Entre ces trois démarches, nous avons choisi... ENSADERS !

 



lundi 13 mai 2024

L'expo des élèves 2024

 


Pendant le dernier cours, j'ai bien aimé joué avec les volutes au milieu de l'expo des élèves à l'Espace d'art. Les volutes ont eu envie de poteries animales, les pigments ont taillé des lignes sur la fadeur du blanc et Lindy Sales s'est construit des affinités nanterriennes. C'était libre, léger, drôle.

Voir l'album ici






samedi 20 mai 2023

L'art de la Comuna 13 de Medellín bienvenu à Marseille !

La France accueille le projet artistique et social de la Comuna 13 de Medellín 

Deux artistes de la 'Casa Kolacho' à Medellín seront accueillis en résidence de création à Marseille, la deuxième ville la plus peuplée de France. Au cours de cette résidence les artistes réaliseront une fresque murale de 70 mètres carrés sur la façade de l'atelier 'Méta 2'. 

Du 23 mai au 18 juin 2023, l'atelier 'Méta 2' à Marseille accueillera deux représentant.es de 'Casa Kolacho', un collectif d'artistes de la Comuna 13 de Médellín, pour une résidence de création. Pendant quatre semaines, grâce à l'Ambassade de Colombie en France et dans le cadre du Plan de promotion colombienne à l'étranger, les artistes 'La Crespa' et 'Bicho' partageront leurs expériences et leur travail à travers des rencontres, des ateliers et des échanges publics. 

Au cours de cette résidence, ils réaliseront une fresque murale de 70 mètres carrés sur la façade de l'atelier « Méta 2 », qui fera partie du parcours du MauMA, Musée des Arts Urbains de Marseille. 

Depuis deux ans, 'Méta 2' a lancé des recherches et des dialogues avec 'Casa Kolacho', avec la participation de Johanna Carvajal González, doctorante en études latino-américaines de l'université d'Aix-Marseille en cotutelle avec la Faculté d'Art de l'Université d'Antioquia. Elle travaille sur l'art urbain comme alternative à la violence dans les zones urbaines et rurales de Colombie. Grâce à elle, 'Méta 2' a pu entrer en contact avec des associations et des artistes locaux pour développer des échanges culturels avec Marseille et partager le projet de parcours d'art urbain 'Graffitour', en cours depuis plus de dix ans et qui a inspiré le projet mauMA. La création du parcours d'art urbain réalisé par le collectif « Casa Kolacho » à Medellín a contribué à la coexistence dans le quartier et à l'économie locale. 

L'art urbain, né de la résistance pacifique au contexte social colombien et qui se matérialise dans «Graffitour», est désormais connecté à la Méditerranée et aux mouvements urbains d'une cité interculturelle profondément ancrée dans les réalités migratoires actuelles. 

Cette résidence se veut une première étape pour générer des liens entre ces deux villes, un échange durable pour accueillir de nouvelles et nouveaux habitants, mais aussi des artistes marseillais.es à Medellín en 2024. De plus, ce projet artistique est l'occasion d'un dialogue de savoirs, de techniques artistiques et d'expériences dans des contextes similaires, mais dans des géographies différentes. Ces expériences contribuent à améliorer les conditions des communautés locales, à établir la création artistique en relation étroite avec les contextes historiques et sociaux, et cherchent à enrichir la production colombienne et sa circulation. 

Pour connaître l'agenda artistique à Marseille, vous pouvez écrire à : efrancia@cancilleria.gov.co





samedi 2 avril 2022

Au musée Fabre de Montpellier

Un Conseil National décentralisé à Montpellier, et hop, c'est l'occasion d'en profiter pour s'alimenter les yeux. Occasion de découvrir au musée Fabre des trésors de finesse et de sensualité qui m'ont laissée bouche bée. Comme une respiration élaborée, contenue, tellement maitrisée qu'elle se donne à voir sous forme de simplicité. Voir l'album ici

Car il y a...
... Le "Vertumne et Pomone" de Jean Ranc
... La "Suzanne et les vieillards" de François-Xavier Fabre
... La "Philomène" de Sonia Delaunay
... Et Courbet. Et Bazille. Et Soulages.

Remuée. Scotchée. Soufflée. Il va falloir retourner à Montpellier.




samedi 30 octobre 2021

Soutine / De Kooning à l'Orangerie


Expo "Soutine / De Kooning. La peinture incarnée" à l'Orangerie. 
C'est grandiose. Fou. Très énigmatique
Scotchée par l'épaisseur de la peinture et la force du trait
Il y a de quoi creuser.





mardi 19 octobre 2021

David Hockney à l'Orangerie


One year in Normandy. Une année en Normandie. 
Il y a l'omniprésence du jardin autour de la maison, les fleurs, les arbres, la pluie, les nuages, la maison, les chemins, les fruits, les feuilles, les branches, les saisons. 

Quatre-vingt mètres de tapisserie digitale aux couleurs vives pixelisées, 
une amitié particulière avec les nymphéas de Monet, 
un vieil homme libre et charmant qui pose son regard solitaire sur ce qui reste de vie pendant le confinement et qui laisse en héritage la maxime de F. de la Rochefoucaud : 
"Souvenez-vous, le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement".

Simple, facile, persistant et agréable comme une pastille Vichy, 
à suçoter avec du Satie dans les oreilles.
Il a bien raison le vieil homme.





lundi 28 septembre 2020

Le chien de Zohreh et autres choses plates

Voilà que la reprise du cours du Mardi à l'Espace d'Art des Terrasses a lieu en présence du chien de Zohreh Zavareh. Salut à toi le rouquin plat, ami des fourmis et des hommes savon. J'ai hâte de rencontrer celle qui t'a mis en mots et en chose applatie.

Voir l'album du chien de Zohreh en cliquant ici


dimanche 19 juillet 2020

Marie-Rose Lortet

Au musée d'art naïf de Vicq sur Breuilh, une belle rencontre avec Marie-Rose Lortet, une créatrice textile qui tricote, tisse, coud et emmêle son oeuvre depuis plus de 50 ans.

Voir quelques photos de la visite ici




mercredi 15 juillet 2020

La famille dans la joyeuse verdure

En visitant la cité de la Tapisserie d'Aubusson, belle rencontre avec Léo Chiachio,Daniel Gianonne et leur chien Piolín. La profusion tropicale, l'esthétique amazonienne et la contagion créatrice de leur oeuvre est très gaiement interprétée par les lissier.e.s creusois.e.s

Découvrir ici le blog de suivi du projet



vendredi 13 décembre 2019

Francis Bacon. Autoportraits


Découverte de Francis Bacon au Centre Pompidou.
Ca a bougé à l'intérieur de ma tête.

L'arbre mort n'offre aucun abri, la sauterelle
aucun répit, 
La roche sèche aucun bruit d'eau. Point d'ombre
Si ce n'est là, dessous ce rocher rouge
[Viens t'abriter à l'ombre de ce rocher rouge]
Et je te montrerai quelque chose qui n'est
Ni ton ombre au matin marchant derrière toi, 
Ni ton ombre le soir surgie à ta rencontre ;
Je te montrerai ton effroi dans une poignée
de poussière
T.S. Eliot "La Terre vaine"

Voir l'album



vendredi 8 novembre 2019

Respirations du 6 et 7 novembre 2019


Comme le mardi 5 nous avions cours à l'Espace d'art alors que l'expo du travail de Samuel Gelas commençait à s'installer, nous avons dessiné des plantes tropicales au milieu des regards croisés des réunions qui étaient au mur.
Rencontre et amitiés particulières avec ces regards.
Du coup le mercredi 6, j'ai mis de la couleur sur les plantes : Voir l'album ici
Et le jeudi 7, je suis allée au vernissage de l'expo, avec le plaisir de serrer la main de l'artiste.
Ses toiles sont exposées aux Terrasses Espace d'art de Nanterre jusqu'au 8 février prochain.
Allez-y ! 



mercredi 5 avril 2017

Tout représenter au nom de la liberté de création ?


Il y a une tendance "trash" dans l'air qui banalise l'exposition de la chosification de l'autre, de la violence, de la bestialité, de la cruauté... 
Comme s'il ne fallait que donner à penser l'état du monde et la dislocation du lien social.
Comme si cela ne pouvait se représenter qu'à travers des corps malmenés, des passions obscures ou des borborygmes peu engageants.
Comme si la provocation était un passage obligé pour la créativité. 

On criera au puritanisme... Peu m'en chaut. Je n'ai pas envie de rationaliser la répulsion que provoque en moi l'exposition de la désagrégation du monde : Seulement besoin de dire que je n'aime pas ça. La planète est trop mal en point, l'humanité est trop blessée pour infliger encore à mes yeux des images qui les heurtent. 

Pour illustrer mon propos, je présente ici le travail d'Olivier de Sagazan : http://nefdesfous.free.fr/. Ses pistes de recherche sont très fortes et il y a un "effet" plastique séduisant. Mais je ne le montre que pour m'y opposer car j'ai besoin de paix, de douceur, de légèreté...
Je revendique le droit de regarder du bonheur.
On peut peut-être tout représenter au nom de la liberté de création.
On n'est certainement pas obligé-e de tout regarder.




mercredi 1 mars 2017

Chaussure à conviction


Où l’on apprend à faire parler des souliers.

Des niches, creusées dans un mur blanc, sont fermées par une cloison translucide. Cette dernière est cousue à même le mur, par de gros points de suture. En s’approchant, on distingue à l’intérieur des souliers de femme. Quelles étranges boîtes à chaussures ! À qui appartiennent-elles ? Pourquoi sont-elles cachées de la sorte ?

C’est une idée de l’artiste Doris Salcedo, qu’elle a conçue en réaction à une période sombre de la Colombie... Dans les années 1990 marquées par la guerre civile, des Colombiens s’opposent fermement au gouvernement corrompu et aux cartels de drogue tout-puissants. La réponse de ces derniers est glaçante : des villages entiers sont décimés. Au cours de ses recherches, Salcedo réalise que ces meurtres violents visent bien souvent des femmes, presque toujours défigurées par leurs ravisseurs. Leurs chaussures sont parfois le seul moyen d'identifier les corps.
C’est pourquoi l’artiste les expose avec tant de soin : par paires, dépareillées, ou orphelines, ces chaussures témoignent avec force de ces crimes. Et Salcedo a choisi de présenter des chaussures typiquement féminines, pour bien rappeler au public que les femmes n'ont pas été épargnées par le conflit.

Très impliquée, elle a rencontré des familles de victimes pour écouter leur douleur et leur demander la permission d’utiliser les chaussures des disparues. Elle les expose ainsi, telles des reliques, pour rendre hommage à chacune de ces femmes. Salcedo s’interroge : "La mémoire des victimes anonymes est toujours négligée, j'essaie de la restaurer, autant que possible. Mais bien évidemment je n'y arrive pas".


Source : Artips

mercredi 13 avril 2016

Frente al sentido de la pena 1

Aquí el album de fotos

¿Cual es el sentido de la palabra "pena"?
Dar pena...
Cumplir una pena...
Hacer algo penoso, tener pena...

La palabra "pena" tiene varios sentidos
La pena de carcel
Cuando hay tristeza, dolor, hay pena
Cuando algo resulta difícil, hay pena


Face au sens de la peine 1

L'album photos ici

Quel est le sens du mot "peine"?
Avoir de la peine...
Purger une peine...
Avoir de la peine à faire quelque chose...

Il y a plusieurs sens au mot "peine"
La peine de prison
Lorsqu'on est triste, qu'on a du chagrin, de la peine
Quand c'est difficile, qu'on peine à faire quelque chose







Occupy l'Espace d'art

Quand des créatures occupent l'espace d'art... #NuitDebout à Nanterre
Okupas en la galeria de arte... #NocheDePie en Nanterre

Album : Ici / Aquí