Comme une énorme banquise dont on boirait des gouttes
Comme une mise en abyme de la mémoire allemande du XXème siècle
Comme une ode constante au Gris
Comme chercher à mettre la couleur dans des cases
On ne sort pas indemne de la rétrospective consacrée à Otobong Nkanga au Musée d'Art Moderne de Paris. A cause du propos décolonial et écologique mais surtout à cause de la force de son expression.
Elle réveille des objets antagoniques et révèle des forces contradictoires :
J'aime l'idée qu'un musée de renom comme le MAM de Paris rende hommage à une artiste vivante, contemporaine. J'aime aussi l'idée que cette artiste soit femme, puissante et noire. Comme une revanche bien méritée.
Pourtant, je suis sortie triste et déçue du musée. Je voulais "rêver de nous en couleurs" mais je me suis sentie minérale et enchainée. Comme pétrifiée. Avec le besoin d'être soignée et réparée.
J'ai tellement mal au monde que je cherche de la légèreté.
Tellement mal à l'avenir, que j'ai besoin de respirer.
Sans doute, Otobong Nkanga atteint son objectif.
Nous sommes allés visiter le Musée de la Chasse et de la Nature avec des amis.
Comme en ce moment, je dessine des animaux imaginaires, cette visite était tout à fait bienvenue. J'ai particulièrement apprécié le sanglier faisan bicéphale empaillé, ci-dessus. Tout comme le goût de bonbon acidulé de l'exposition temporaire des Lamarche-Ovize.
Alors que l'on pourrait soupçonner les collections d'armes, de trophées et d'animaux empaillés de véhiculer des relents nauséeux liés au mouvement de la ruralité (ex "Chasse, Pêche, Nature et Traditions"), les rencontres inopinées avec des œuvres contemporaines permettent d'alléger le propos.
Il y a de la gravité enjouée, du jeu, de l'ironie, du décalé. Et puis, il y a beaucoup d'enfants étonnés. C'est grâce à l'une d'elle que j'ai pu toucher la tête de la licorne dont je ne voyais que la longue corne.
Voir l'album ici
Parmi les choix des libraires du musée, certains ouvrages se trouvent en médiathèque à Nanterre :
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Nous sommes allés voir "Banlieues chéries" au Palais de la Porte Dorée.
Il y a une vraie fascination à voir notre quotidien et son histoire exposés dans un musée parisien,
une sensation d'huile d'amande douce sur la peau regardée avec respect.
Alors on fait un coucou spécial aux tours Aillaud voisines.
On revoit avec émoi une photo de Laurent Kronental et on se souvient de "Nanterre sous la mer"
On salue chapeau bas un bloc de béton du stade Bauer et la mémoire du Red Star.
Et on rêve d'improbables tours longilignes construites avec des blocs de légo.
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Il faut bien reconnaitre que le rap n'est pas ma musique favorite
Mais
Oui vraiment,
la Banlieue influence Paname
Paname influence le monde.
C'est nous le grand Paris !

Hier soir, j'ai participé au choix de l'artiste qui investira la Conque en 2024 dans le Parc des Anciennes Mairies. C'était intéressant de rencontrer les trois artistes présélectionné·es, de découvrir leurs univers, leurs pratiques artistiques, leurs intentions pour la Conque et de choisir le ou la lauréat·e.
Vraiment intéressant aussi de débattre dans le jury pour "construire du consensus".
Découvrir ici les travaux de :
Entre ces trois démarches, nous avons choisi... ENSADERS !
Pendant le dernier cours, j'ai bien aimé joué avec les volutes au milieu de l'expo des élèves à l'Espace d'art. Les volutes ont eu envie de poteries animales, les pigments ont taillé des lignes sur la fadeur du blanc et Lindy Sales s'est construit des affinités nanterriennes. C'était libre, léger, drôle.

Voilà que la reprise du cours du Mardi à l'Espace d'Art des Terrasses a lieu en présence du chien de Zohreh Zavareh. Salut à toi le rouquin plat, ami des fourmis et des hommes savon. J'ai hâte de rencontrer celle qui t'a mis en mots et en chose applatie.
Voir l'album du chien de Zohreh en cliquant ici