Pendant le cours, alors que je fais des lignes un peu courbes sur un fond bleu, Olivier me demande si j'écris en arabe. Je lui réponds : "Non, mais j'aimerais".
Alors je décide d'apprendre à écrire "bleu" en arabe.
Pendant le cours, alors que je fais des lignes un peu courbes sur un fond bleu, Olivier me demande si j'écris en arabe. Je lui réponds : "Non, mais j'aimerais".
Alors je décide d'apprendre à écrire "bleu" en arabe.

Le surréalisme n'est pas, et de très loin, l'expression que je préfère. Il y a une violence, une esthétique de la démesure, un besoin de cassure, qui ne me correspondent pas. Mais en regardant le travail d'Inji Efflatoun exposé au Musée d'Art Moderne de Paris, j'ai compris qu'il s'agissait d'œuvres de jeunesse qui, à travers son appartenance au groupe "Art et Liberté" et son expérience carcérale, ont permis à l'auteure de se libérer.
En rentrant dans son histoire, j'ai apprécié son cheminement marxiste, son engagement féministe et pacifiste. Les couleurs d'Inji se sont éclaircies avec le temps, sa lumière est devenue blanche. Je la salue comme une de mes ancêtres dans la bataille des idées.
Lire l'article Les multiples vies d'Inji Efflatoun dans Orient XXI
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Le monde du labeur au repos. La force de travail qui reprend des forces. J'ai aimé ce répit ouvrier de la pause de midi exposé au Musée d'Art Moderne de Paris. Aimé aussi le camaïeu d'ocres et de bleus, la construction simple
et efficace, les plans parallèles qui ouvrent la profondeur. Et puis j'ai découvert que c'est une femme qui a peint ces hommes et qu'elle était égyptienne à l'époque de Nasser. J'ai été attirée par cette histoire.
Selon @MenartFair : Fatma Arargi (1931-2022) a enrichi l’art égyptien par ses œuvres explorant l’identité nationale et la vie quotidienne. Cheffe du département de peinture à Alexandrie, ses toiles dépeignent la maternité, la vie des paysans et des ouvriers, réfléchissant les dynamiques sociales de son époque. Vers la fin de sa vie, Arargi s’est tournée vers l’abstraction, interrogeant la relation entre l’Homme et l’Univers. Son œuvre a été marquée par un engagement profond pour le patrimoine et la justice sociale, faisant d’elle une figure emblématique de l’art moderne égyptien.
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Frappée par la série des 24 petits cadres de pastels à la cire réalisés au verso de cartes de l’Algérie établie par l’état major français, j'en viens à découvrir l'artiste nationaliste, les peintres du signe, le groupe Aouchem et la blessure de l'exil. Ma recherche sur les artistes rencontrés à l'expo du MAM de Paris se poursuit... Quelle n'est pas ma surprise de comprendre que nous étions voisins avec Choukri Mesli et que nous aurions pu nous croiser à Nanterre.
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« Aouchem est né il y a des millénaires, sur les parois d'une grotte du Tassili. Il a poursuivi son existence jusqu'à nos jours, tantôt secrètement, tantôt ouvertement, en fonction des fluctuations de l'Histoire. (...) Nous entendons montrer que, toujours magique, le signe est plus fort que les bombes ». Extrait du manifeste d'Aouchem
Voir l'article dans Orient XXI : "Choukri Mesli, le chant du signe"
"Conscience du Sol"- 1956
Il y a le grand format aux couleurs ocre et bleu. Il y a l'Egypte, le Nil, le pécheur, les paysans, les maisons nubiennes, les champs. Il y a le clin d'œil à Klee.
Et puis il y a le poids du mot et il y a le saut dans la Révolution.
« Ma règle principale — comme l’artiste oriental —
est de peindre la nature telle que je la vois dans mon esprit,
et non pas telle qu’elle paraît à l’œil ».
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En savoir plus sur son parcours dans Orient XXI : "Hamed Abdalla, l'œil du fellah sur le monde"
Femme en robe orange et cheval bleu - vers 1947
Au cours de notre visite au MAM de Paris pour l'expo "Présences Arabes", c'est sans aucun doute ce tableau de Baya qui a attiré mon attention en premier lieu. Evidemment, il y a les contrastes orange/bleu/vert qui m'ont titillé l'œil, mais ce sont les figures des oiseaux imaginaires et la liberté dans la composition qui m'ont amenée à m'intéresser au parcours de cette artiste si particulière et à rechercher d'autres images.
Et puis, définitivement, j'aime le travail de la gouache sur papier. J'aime la simplicité de sa mise en œuvre et la présence du papier.
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En savoir plus sur son parcours dans Orient XXI : "Baya, libre en son jardin"