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jeudi 12 mars 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. 7


Pour la septième et dernière maison de ce cycle des maisons improbables et quartiers atypiques, j'ai repris tout ce qui a été mis en oeuvre dans les six premières :

  • La ligne verticale, colonne vertébrale des constructions. Des formes de papier superposées. Des fenêtres, portes, toits et escaliers au gré des papiers collés
  • Des grattes-ciels et des échoppes. L'aquarelle japonaise nacrée 
  • Du végétal dans le bâti. Des interstices blancs entre les papiers découpés
  • Du papier métallisé. Du feutre posca sur du noir.  
  • L'harmonie et la diversité des verts
  • Les restes du programme 2024-2025 de la Maison de la Musique, des stries pour habiller la terre. 

Et je souhaitais ajouter ce qui manquait aux six premières : des cheminées, des balcons, des lampadaires, des ponts, des câbles électriques. 

Et des gens. Des gens multicolores, divers.

Voir l'album ici






jeudi 26 février 2026

Maisons improbables et quartiers atypiques. Les maisons vertes



Comme les hauts d'une ville bretonne, au milieu des abers. 
Des toits d'ardoise, des mousses et de l'eau.
Tout cela est soit un peu trop dessiné, soit trop enfantin.
C'est l'harmonie et la diversité des verts qui sauvent la mise. 








mercredi 20 août 2025

Le poirier en Normandie

 

Au départ, il y avait l'idée de dessiner le poirier devant la maison en Normandie à Saint Pierre les Cormeilles où nous étions pour le week-end. Il y avait des branches avec les feuilles et les poires, le bleu du ciel et du marron sur le tronc. Et puis la nuit est tombée et nous sommes rentrés. 

Après souper, il n'y avait plus le poirier devant moi mais juste son souvenir, alors j'ai pris de l'eau et j'ai joué avec la couleur. J'avais pensé rajouter du trait noir pour retrouver du dessin mais j'ai choisi d'en rester là : L'eau et la couleur suffisent.






samedi 17 mai 2025

Jusqu'au secrets des plantes qui me servent à vivre. Hélène Kelhetter

 


Un tour à l'Espace d'Art des Terrasses de Nanterre ce samedi pour découvrir le travail d'Hélène Kelhetter. Elle est en résidence de création jusqu'au 7 juin. Trois temps vont s'y travailler et s'y exposer : le temps du dessin, le temps de la germination, le temps des ateliers. 

J'y ai retrouvé des choses aimées : les plantes, l'indigo, les graines, l'esprit tropical, les racines. En ce moment à l'Espace d'Art, c'est doux, ça répare, ça donne envie de se poser. Envie d'y retourner !

Pour saluer l'artiste en résidence avec un clin d'oeil de l'autre côté de l'Atlantique et l'entourer de ma sororité, j'invite ici la "Maria la Curandera" de Natalia Lafourcade, qui est devenu un chant de guérison porté maintenant par des chœurs de femmes dans toute l'amérique latine. 





mardi 6 mai 2025

L'expérience de la nature

 

Nous sommes allés au Louvre, voir "l'expérience de la nature, les arts à Prague à la cour de Rodolphe II". Cette petite exposition m'a permis de découvrir Rolandt SAVERY et j'en suis enchantée. J'ai adoré ses paradis, la mise en scène d'animaux tropicaux de toute sorte au milieu des forêts sombres et enchantées d'Europe de l'Est. Scotchée aussi par les dessins de paysage si fins, si fouillés, qui expriment la force des forêts et montagnes alentour.

Et puis l'expo retrace aussi la fascination de la découverte et de la description de la nature, les dessins botaniques, les livres sur les pierres, le début de ce besoin de nommer et de classer. 

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samedi 19 avril 2025

Abel Rodriguez, celui qui donne des noms aux plantes

Ses dessins sur la puissance de la forêt amazonienne ont attiré l’attention d’innombrables publics en Colombie et dans le monde entier. Abel Rodríguez, artiste et érudit de la communauté Nonuya, a consacré sa vie à immortaliser les espèces végétales et animales préservées dans sa mémoire. Il est décédé ce jeudi 10 avril 2025 à l'âge de 84 ans. « Ses œuvres témoignent avec force de la relation étroite entre l'homme et la jungle, et constituent une forme de résistance à l'oubli et à la disparition de la culture. Dans chaque trait, dans chaque récit, il a su capturer la richesse spirituelle, écologique et symbolique des peuples autochtones du bassin du fleuve Cahuinarí » a déclaré le Musée national de Colombie dans un communiqué de deuil.

Rodríguez est né en 1941 dans un territoire appelé "La Chorrera", niché entre la rivière Cahuinarí et le cours supérieur de la rivière Igara-Paraná, près de la frontière avec le Brésil. Son nom ancestral était Mogaje Guihu, ce qui signifie en espagnol « plumes de faucon brillantes ». Dans les années 1990, un déplacement forcé l’a contraint à quitter les profondeurs de la jungle. Les connaissances transmises par sa famille dès son enfance ont résisté à la cruauté de la violence contre les peuples autochtones et ont été préservées à travers des dessins et des mots. Ses œuvres montrent la finesse détaillée des feuilles, des branches, des arbres, des animaux et des rivières qui l’entouraient depuis son enfance. L'artiste a illustré plus de 400 arbres amazoniens avec une capacité fascinante qui lui a valu le surnom de « celui qui nomme les plantes».

«Enfant, j'étais curieux. J'ai appris des choses sur les plantes, les animaux et les mots grâce au mamo (chef spirituel), et c'est ainsi qu'au fil du temps, on m'a appelé "celui qui donne des noms aux plantes". Ce savoir n'est pas biologique, mais plutôt lié matériellement, spirituellement et émotionnellement à la jungle, à son énergie», a-t-il raconté dans un recueil de conversations de 2024 cité par le Museum of Modern Art (MoMA) de New York. 

À son arrivée à Bogotá après son déplacement, il a pris contact avec l'ONG néerlandaise Tropenbos, qui promeut la conservation des forêts. Il avait travaillé avec cette organisation auparavant, en tant que guide pour identifier les plantes de son territoire. Depuis lors, ses dessins, en plus de devenir une source de revenus, ont permis la classification des espèces d'arbres et de plantes et ont contribué au développement de la recherche scientifique botanique dans le bassin amazonien.

Ses pensées voyageaient vers la jungle pour renouer avec les odeurs, les couleurs et les textures. «Recréer les plantes dans mes dessins évoque le changement de génération, la naissance d'un enfant. Nous appelons nos pensées des enfants. Ce sont des enfants spirituels, toujours présents. On essaie de faire ressortir cette figure ou récolter ce qui existait avant, mais ce ne sera plus jamais pareil. Tout change chaque jour. Les feuilles et les racines se multiplient, transformant ainsi de plus en plus leur forme de vie», a-t-il déclaré. 

A sa mort, cet artiste considéré comme l'un des plus importants gardiens du savoir ancestral de l'Amazonie, a été salué par de nombreuses voix de condoléances. «Nous rendons hommage au maître Abel Rodríguez, qui, par ses mots et ses dessins, a préservé la mémoire écologique, spirituelle et culturelle des peuples autochtones du fleuve Cahuinarí. Son œuvre capture le lien entre l'humanité et la jungle. C'est un savoir qui perdure, s'épanouit et transcende », a souligné le Musée national sur son compte X, avec une image de l'arbre de l'abondance et un court texte de Rodríguez : « Je parle en devinant, et je peins en devinant. Alors que le palmier est dans mon esprit, j'en dessine les racines, le tronc, l'écorce, le bourgeon, les branches, je les dessine dans l'air et sur le papier. C'est un processus pour se souvenir, mais aussi pour deviner les mots, car c'est de là que naissent les choses ». L'ancien ministre de la Culture, des Arts et du Savoir, Juan David Correa, a déclaré : « Vos arbres offriront de l'ombre à beaucoup d'entre nous pendant de nombreuses années. Merci, maître »

Le Musée d'Art Latino-Américain de Buenos Aires (Malba) a également déploré ce décès en soulignant que Rodríguez a inventorié de mémoire les espèces de la jungle avec une grande fraîcheur artistique et précision botanique. « Son intention était de préserver la sagesse orale de ses ancêtres, qui coulait autant dans ses veines que dans les branches et les racines des diverses espèces végétales glorifiées par les Nonuya comme source de nourriture et de vie. Ses dessins sont comme des cartes qui captent les principales caractéristiques de ces arbres, plantes et fleurs », a-t-il souligné sur le réseau social.

Son nom est devenu célèbre en Colombie, mais aussi sur la scène artistique internationale, où il s’est imposé comme l’un des artistes autochtones les plus reconnus aujourd’hui. En 2014, il a reçu le Prix Art et Nature de la Fondation Prince Claus aux Pays-Bas pour son travail et son lien ancestral avec la nature, en tant que connaissance fondamentale de la culture mondiale. Son travail a été exposé dans des lieux d’art contemporain internationaux, tels que la Biennale de Sao Paulo (2021), la Biennale d’art de Toronto (2022), la 23e Biennale de Sydney (2022), la Biennale de Kwangju en Corée (2023) et la Biennale de Venise (2024).

« L’œuvre d’Abel Rodríguez est un trésor ancestral, un cadeau de la jungle à ce monde globalisé, totalisant et homogénéisé, dont la notion de progrès menace gravement la nature et la survie des êtres humains et des autres espèces », a écrit la Commission de la Vérité. « Son œuvre nous laisse une leçon profonde : regarder et écouter la jungle comme une bibliothèque vivante de connaissances et de souvenirs, et comprendre que l'art peut aussi être une forme de révérence, de résistance et de transmission culturelle » a conclu le Musée national dans son communiqué au nom du Système des musées nationaux.

Source :  El País
Trad° CM

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dimanche 12 janvier 2025

Le Pêcheur à l'épervier


 

Il a le regard perçant et les fesses à l'air dans la joyeuse verdure. C'est le pêcheur à l'épervier, l'un des 2 hommes nus de Frédéric Bazille. Son regard ouvert, à la recherche de l'autre, du poisson ou de l'oiseau, croise le regard des autres personnages ou les analyse. 

Avec une présence éclatante du végétal et des jeux de lumière magnifiques, on pense à Chiachio et Gianonne

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Ici, avec Moussorgsky, c'est le ballet des poussins dans leur coque qui se fait entendre 




mardi 20 août 2024

Présences arabes. INJI EFFLATOUN


INJI EFFLATOUN (1924-1989)
La jeune fille et le monstre - 1942


Le surréalisme n'est pas, et de très loin, l'expression que je préfère. Il y a une violence, une esthétique de la démesure, un besoin de cassure, qui ne me correspondent pas. Mais en regardant le travail d'Inji Efflatoun exposé au Musée d'Art Moderne de Paris, j'ai compris qu'il s'agissait d'œuvres de jeunesse qui, à travers son appartenance au groupe "Art et Liberté" et son expérience carcérale, ont permis à l'auteure de se libérer. 

En rentrant dans son histoire, j'ai apprécié son cheminement marxiste, son engagement féministe et pacifiste. Les couleurs d'Inji se sont éclaircies avec le temps, sa lumière est devenue blanche. Je la salue comme une de mes ancêtres dans la bataille des idées.

Lire l'article Les multiples vies d'Inji Efflatoun dans Orient XXI


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samedi 3 février 2024

Ornithogalum dubium



C'est ce samedi 3 février, le jour de la mort de maman, que l'ornithogale est arrivée à la maison. Etymologiquement, son nom veut dire "lait d'oiseau". En France, ses différentes variétés poussent dans des friches, sur des terrains incultes, en bordure de chemin, et dans des sous-bois lumineux. On les appelle communément "Etoile de Bethléem", ou "Dame d'onze heures". 

La nôtre est de couleur orangée, c'est une variété qui s'appelle "ornithogalum dubium", une plante d'intérieur. Je la relie maintenant au souvenir de maman.






jeudi 14 décembre 2023

"A travers la chrysalide : Maria Sybilla Merian (1647-1717)"

 

Belle découverte à la Bibliothèque Nationale de Colombie de Bogotà.

Dans les malles de l'Expédition botanique au nouveau royaume de Grenade, il y avait toute une bibliothèque connue aujourd'hui comme le "Fonds Mutis", qui traversa l'Atlantique, navigua sur le fleuve Magdalena et arriva à dos d'âne jusqu'à Bogotà...

Dans ce fameux "Fonds Mutis" conservé à Bogotà, se trouve toujours un exemplaire d'une réédition de "Histoire Générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe" par Mademoiselle Marie Sybille de Merian, traduite en français et en latin, parue en 1771 chez Desnos à Paris. Cette oeuvre est mise en valeur aujourd'hui par la Bibliothèque Nationale de Colombie, une des plus anciennes bibliothèques d'Amérique Latine, dans une exposition temporaire qui durera jusqu'en mars 2024.

Qui était donc Anna Maria Sybilla Merian ?

Une jeune sorcière allemande du XVIIème siècle, férue de chenilles, insectes, papillons, fourmis, lézards et autres bestioles considérées à l'époque comme des animaux du diable, nés de la boue et de la pourriture, qu'elle va décrire avec une minutie toute scientifique pour montrer leurs métamorphoses et leurs environnements.

Une artiste née dans une famille de graveurs et de peintres, qui va développer les techniques d'illustration botanique et s'intéresser tellement à l'exotisme des cabinets de curiosité qu'elle décidera de passer l'Atlantique pour rejoindre le Surinam alors qu'elle avait déménagé à Amsterdam.

Une femme libre, protestante presbytérienne, scientifique et voyageuse, qui édite ses livres à son propre compte, qui divorce, vit de son art et partage son savoir avec ses deux filles qui deviendront elles aussi illustratrices et publieront de nouvelles éditions des livres de leur mère.

Une précurseure, naturaliste renommée de son vivant puis oubliée pendant près de deux siècles, dont on redécouvre le travail considérable et dont le monde scientifique a consacré l'importance en donnant son nom à une espèce d'araignée (Metellina merianae), une grenouille (Pseudis merianae), un crapaud (Rhinella merianae), un lézard (Salvator merianae), un papillon (Catasticta Sybillae) et à un cratère vénusien nommé Merian.

On en vient aujourd'hui à l'appeler la mère de l'écologie...

Voir l'album ici




dimanche 22 octobre 2023

Hommage à Marinette Cueco


"tu ne vois pas, tu ne sais pas voir, au sol
sous tes pieds, les pétales fanés, les feuilles
brûlées, les brindilles, les écorces,
les mousses desséchées, les cailloux brisés,
les roches usées, les coquilles abandonnées,
(…) les pierres éclatées, les argiles colorées,
les mues, les peaux, les écailles, les poils,
les plumes, les duvets, les graines volantes,
les flottantes, les étamines, les pistils,
(…) les herbes renversées,
les bois pourris, les brisures, les fragments,
les éclats, les débris, les déchets… tu ne veux
pas les voir et pourtant ils sont la terre
".

(Marinette Cueco, Herbailles, Petits herbiers de circonstance, t.10. Bris et débris)


Que j'aurais aimé rencontrer Marinette et être son amie ou son élève
Elle est morte ce 19 octobre 2023 à l'âge de 89 ans.

Voir ici des bribes de son travail

Ecouter ici le phonomaton avec Marinette Cueco





mercredi 16 août 2023

Vacances occitanes 2023

 

 
Quand on se met au vert avec l'accent
Il y a les petits-enfants, les enfants et les grands-parents.
Il y a le bien-vivre et la chaleur du sud
Il y a le temps qui passe plus lentement






dimanche 23 juillet 2023

Paix végétale 2

 

Un vent, un grand vent nouveau
Soufflait sur le pays très chaudement

Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains ?




Paix végétale 1

 


Désaccord des éléments
On se demande où va le vent
Bientôt par lui-même agacé

On se demande où l'eau s'écoule
Quel sourcier guidera la foule
Jusqu'au point de la diviser

On se disait "C'est long le temps"
Puis le temps parla de manquer





mercredi 31 août 2022

Le Chatus



Un cépage ancien qu'on cherche à ressusciter 
Des billes gorgées de soleil
L'Ardèche en bouteille

Voir l'album Vacances en Ardèche




mardi 19 octobre 2021

David Hockney à l'Orangerie


One year in Normandy. Une année en Normandie. 
Il y a l'omniprésence du jardin autour de la maison, les fleurs, les arbres, la pluie, les nuages, la maison, les chemins, les fruits, les feuilles, les branches, les saisons. 

Quatre-vingt mètres de tapisserie digitale aux couleurs vives pixelisées, 
une amitié particulière avec les nymphéas de Monet, 
un vieil homme libre et charmant qui pose son regard solitaire sur ce qui reste de vie pendant le confinement et qui laisse en héritage la maxime de F. de la Rochefoucaud : 
"Souvenez-vous, le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement".

Simple, facile, persistant et agréable comme une pastille Vichy, 
à suçoter avec du Satie dans les oreilles.
Il a bien raison le vieil homme.





samedi 31 juillet 2021

Souvenir de Noirlac




Par ce silence et cette simplicité,
nous nous transformons avançant de clarté en clarté.
Gilbert de Hoyland, Abbé  (1110-1172)




Dans le jardin du cloître : belle rencontre avec hysope officinale et brunnera (myosotis du Caucase)



mercredi 7 octobre 2020

A quatre mains avec Andreï


L'AUTRE

Viens, mon George. Ah! les fils de nos fils nous enchantent,
Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
Ils sont dans nos logis lugubres le retour
Des roses, du printemps, de la vie et du jour !
Leur rire nous attire une larme aux paupières
Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres;
De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
Leur regard radieux dissipe les effrois;
Ils ramènent notre âme aux premières années;
Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées;
Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien;
Le coeur serein s'emplit d'un vague aérien;
En les voyant on croit se voir soi-même éclore;
Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.
Le vieillard gai se mêle aux marmots triomphants.
Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
Et, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches
Notre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.

Victor Hugo. L'art d'être grand-père


Et mettre des couleurs au dessin réalisé "à la va-vite" dimanche dernier par notre petit-fils. 
Et célébrer l'art d'être grand-mère avec un poème du grand Victor et une sonate de Poulenc. 
Parce qu'on a le droit d'être doux, naïfs, heureux de rien, le coeur serein empli d'un vague aérien.



La vie des feuilles mortes


Voici que la saison décline,
L'ombre grandit, 
l’azur décroît, 
Le vent fraîchit sur la colline, 
L’oiseau frissonne, 
L’herbe a froid. 

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