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mercredi 31 décembre 2025

Otobong Nkanga


On ne sort pas indemne de la rétrospective consacrée à Otobong Nkanga au Musée d'Art Moderne de Paris. A cause du propos décolonial et écologique mais surtout à cause de la force de son expression. 

Elle réveille des objets antagoniques et révèle des forces contradictoires : 

  • les aiguilles ne servent pas qu'à coudre, elles déchirent
  • les mains ne servent pas qu'à soigner, elles accaparent
  • la terre ne sert pas qu'à bâtir, elle ensevelit
  • l'eau ne sert pas qu'à abreuver, elle inonde
  • les liens ne servent pas qu'à relier, ils enchainent 

J'aime l'idée qu'un musée de renom comme le MAM de Paris rende hommage à une artiste vivante, contemporaine. J'aime aussi l'idée que cette artiste soit femme, puissante et noire. Comme une revanche bien méritée. 

Pourtant, je suis sortie triste et déçue du musée. Je voulais "rêver de nous en couleurs" mais je me suis sentie minérale et enchainée. Comme pétrifiée. Avec le besoin d'être soignée et réparée. 

J'ai tellement mal au monde que je cherche de la légèreté. 
Tellement mal à l'avenir, que j'ai besoin de respirer. 

Sans doute, Otobong Nkanga atteint son objectif.

 




samedi 25 octobre 2025

Cristina BANBAN chez Perottin


Nous sommes allés nous balader à Paris avec Jako, et Manuel nous a emmené dans des galeries du Marais. C'est le travail de Cristina BANBAN exposé à la galerie Perrotin que j'ai préféré. 

J'ai aimé les femmes rebondies de cette catalane qui vit à New York, son trait assuré et fin dans les dessins au crayon, ses couleurs vives et l'esprit hispanique. Les résonnances de ses recherches sur García Lorca sont très fortes, puissantes, sensibles. Aussi douloureuses que joyeuses, aussi passionnées et dramatiques que l'œuvre du poète andalou. 

Voir l'album de la visite






mercredi 15 octobre 2025

Quand le blanc devient mauve et gris

 


Je reprends le motif de la jeune femme en blanc sur fond rouge de Matisse. 

Le blanc prend en main les opérations alors qu'il y a du bleu et du rouge primaire sur la palette. Et nous voilà avec une belle élégante en mauve et gris. On pourrait encore blanchir cette affaire, mais je décide d'en rester là pour ne pas éteindre les touches de couleur du fond.

Voir l'album : Blanc

 




jeudi 9 octobre 2025

Passer au blanc une jeune femme en blanc

 


J'ai voulu passer au blanc une des jeunes femmes en blanc sur fond rouge de Matisse. Ca répond à la commande du moment, mais franchement ça amortit tellement les contrastes que j'ai hâte d'en sortir. 

Ce qui sauve le game, c'est la persistance du trait du géant barbu.





dimanche 20 juillet 2025

Faith Ringgold


C'est l'été et je me souviens du Quilt de Faith Ringgold à l'expo Paris Noir. A la Bibliothèque, je retrouve le catalogue de l'expo qui lui a été consacrée au Musée Picasso à Paris. Alors je me replonge dans sa vie et son travail.

C'est le fil et le tissu qui m'attirent d'abord. Il y a comme un clin d'œil de cette arrière grand-mère couturière que je n'ai pas connue, mais surtout un joyeux sourire destiné à la mémoire de ma mère et de ma grand-mère avec qui nous avons tant cousu et brodé. Car dans ma famille, les femmes cousent. Elles m'ont transmis ce savoir et cette appétence pour le "faire patiemment" des travaux d'aiguille. Elles m'ont légué l'affinité féminine des ouvroirs, avec ce souvenir de journées de vacances passées autour de la table de la salle à manger, chacune à son ouvrage. 

Et puis il y a chez Faith Ringgold ce choix d'écrire des histoires et de les représenter. J'aime ce mélange d'écrits, de couleurs, de fils et de matières, ce plongeon dans l'histoire de l'art pour la renouveler et y représenter des noir.es. J'aime ce besoin de s'envoler pour se raconter. C'est à travers tout cela que se construit son parcours d'artiviste afro descendante, militante des droits civiques, féministe. J'aime cette femme, sa pugnacité, sa joie contagieuse, sa représentation du monde.

Voir l'album ici






samedi 17 mai 2025

Jusqu'au secrets des plantes qui me servent à vivre. Hélène Kelhetter

 


Un tour à l'Espace d'Art des Terrasses de Nanterre ce samedi pour découvrir le travail d'Hélène Kelhetter. Elle est en résidence de création jusqu'au 7 juin. Trois temps vont s'y travailler et s'y exposer : le temps du dessin, le temps de la germination, le temps des ateliers. 

J'y ai retrouvé des choses aimées : les plantes, l'indigo, les graines, l'esprit tropical, les racines. En ce moment à l'Espace d'Art, c'est doux, ça répare, ça donne envie de se poser. Envie d'y retourner !

Pour saluer l'artiste en résidence avec un clin d'oeil de l'autre côté de l'Atlantique et l'entourer de ma sororité, j'invite ici la "Maria la Curandera" de Natalia Lafourcade, qui est devenu un chant de guérison porté maintenant par des chœurs de femmes dans toute l'amérique latine. 





mardi 13 mai 2025

Luce Turnier


 

C'est le trait léger, fin et délicat de Luce Turnier qui m'a attirée.
Autant que la construction mathématique de ses collages.
Autant que ses camaïeus de bruns. 

Les notices de AWARE :

 Voir l'album de l'expo "Paris Noir"

 



dimanche 12 janvier 2025

La Gitane à l'atelier

 


J'avais pris bien du plaisir en reprenant les couleurs chaudes de l'atelier d'Henri Manguin pour peindre grossièrement un des décors du théâtre, qui tout naturellement devient celui du tableau de la Gitane. J'ajoute au décor un petit chat en porcelaine de Cali, un foulard de tissu persan et une bouteille de verre colorié.

La Gitane d'Henri Manguin a invité ses copines, les 3 femmes à la Fontaine de Picasso. Il y a de la sororité veloutée dans l'air, une douce langueur aux parfums d'épices et d'eau claire. Parmi toutes les relations tissées entre les personnages du Théâtre des Corps amovibles, ces affinités féminines sont particulièrement sensibles.

Voir l'album ici


Avec Moussorgsky, c'est le Vieux Chateau qui accompagne les langueurs féminines





Quatre femmes à la fontaine



Eh oui, elles sont quatre auprès de la fontaine. Parce que les trois belles girondes de Picasso ont invité la Gitane de Manguin. Elles discutent benoitement au coucher de soleil alors que l'eau de la source babille et que la cruche en terre se remplit. Certains murs ocres du village commencent à s'assombrir alors que d'autres reflètent les derniers rayons du soleil. C'est l'heure féminine de la quiétude.

Bien sûr, auprès de la fontaine, tous les personnages du Théâtre des Corps Amovibles sont venus, qui pour boire un coup, qui pour discuter ou qui simplement pour passer.
La fontaine est au centre de la vie publique. 



Avec Moussorgsky, c'est la 2ème Promenade qui accompagne les lueurs du soir





jeudi 14 novembre 2024

Composition des lavandières

 



Le travail de composition se poursuit. Je reprends d'anciens croquis sur modèles vivants de cours précédents, des chutes végétales et aquatiques de la métamorphose de Daphnée en figuier. 
Certaines chutes se transforment en oiseaux ou en échos.

J'écoute "Lavanderas" de la Parranda La Cruz. 

Alors nait la composition des lavandières.










lundi 11 novembre 2024

Composition des super-héroïnes



Suite à la formation de jeudi et vendredi dernier, je décide de nous appeler, nous, super-héroïnes de l'Action Sociale Jeunes - Logement - Vie Quotidienne de la Mairie de Nanterre, à exercer nos super-pouvoirs d'intelligence collective et de communication non-violente.

Pour ce faire, je reprends la proposition d'Olivier qui, à l'atelier d'arts plastiques de jeudi dernier, m'a dit de composer des personnages et de les mettre en scène. 

Alors, je découpe les dessins des super-héroïnes coloriées, je réinterprète le logo de la Mairie de Nanterre, je vais chercher la métamorphose de Daphnée en figuier et je reprends une image de ronds dans l'eau à cause de l'œil du cyclone et du changement climatique.

Voir l'album ici








dimanche 13 octobre 2024

Tenir ses rêves bleus. 8


J'aime le travail et le parcours de Geneviève Asse.
Silencieux
Lumineux
Sobre
Fidèle au bleu





mardi 20 août 2024

Présences arabes. INJI EFFLATOUN


INJI EFFLATOUN (1924-1989)
La jeune fille et le monstre - 1942


Le surréalisme n'est pas, et de très loin, l'expression que je préfère. Il y a une violence, une esthétique de la démesure, un besoin de cassure, qui ne me correspondent pas. Mais en regardant le travail d'Inji Efflatoun exposé au Musée d'Art Moderne de Paris, j'ai compris qu'il s'agissait d'œuvres de jeunesse qui, à travers son appartenance au groupe "Art et Liberté" et son expérience carcérale, ont permis à l'auteure de se libérer. 

En rentrant dans son histoire, j'ai apprécié son cheminement marxiste, son engagement féministe et pacifiste. Les couleurs d'Inji se sont éclaircies avec le temps, sa lumière est devenue blanche. Je la salue comme une de mes ancêtres dans la bataille des idées.

Lire l'article Les multiples vies d'Inji Efflatoun dans Orient XXI


Voir l'album ici




lundi 19 août 2024

Présences arabes. FATMA ARARGI

FATMA ARARGI (1931-2022)
Twelve O'clock - vers 1956

 

Le monde du labeur au repos. La force de travail qui reprend des forces. J'ai aimé ce répit ouvrier de la pause de midi exposé au Musée d'Art Moderne de Paris. Aimé aussi le camaïeu d'ocres et de bleus, la construction simple et efficace, les plans parallèles qui ouvrent la profondeur. Et puis j'ai découvert que c'est une femme qui a peint ces hommes et qu'elle était égyptienne à l'époque de Nasser. J'ai été attirée par cette histoire.

Selon @MenartFair : Fatma Arargi (1931-2022) a enrichi l’art égyptien par ses œuvres explorant l’identité nationale et la vie quotidienne. Cheffe du département de peinture à Alexandrie, ses toiles dépeignent la maternité, la vie des paysans et des ouvriers, réfléchissant les dynamiques sociales de son époque. Vers la fin de sa vie, Arargi s’est tournée vers l’abstraction, interrogeant la relation entre l’Homme et l’Univers. Son œuvre a été marquée par un engagement profond pour le patrimoine et la justice sociale, faisant d’elle une figure emblématique de l’art moderne égyptien

Voir l'album ici

 





vendredi 16 août 2024

Présences Arabes. BAYA

Femme en robe orange et cheval bleu - vers 1947


Au cours de notre visite au MAM de Paris pour l'expo "Présences Arabes", c'est sans aucun doute ce tableau de Baya qui a attiré mon attention en premier lieu. Evidemment, il y a les contrastes orange/bleu/vert qui m'ont titillé l'œil, mais ce sont les figures des oiseaux imaginaires et la liberté dans la composition qui m'ont amenée à m'intéresser au parcours de cette artiste si particulière et à rechercher d'autres images. 

Et puis, définitivement, j'aime le travail de la gouache sur papier. J'aime la simplicité de sa mise en œuvre et la présence du papier.

Voir l'album ici

En savoir plus sur son parcours dans Orient XXI : "Baya, libre en son jardin"


Je peins ce que je sens.
Je suis agacée quand on me demande ce que je veux exprimer à travers ma peinture.
Je vous donne le droit d’y trouver ce que vous désirez […].
Moi je peins. À vous maintenant de ressentir





vendredi 19 juillet 2024

La République en colère

 

 

Ce soir je transforme ma colère en guerrière de la république aux couleurs du Nouveau Front Populaire. C'était la première fois que nous avions regardé l'élection du président du parlement avec autant d'attention. On est même restés scotchés devant LCP jusqu'à la claque magistrale du retour de Braun-Pivet au perchoir. Du coup, nous voilà TRES TRES TRES EN COLERE. Pour porter nos exigences sociales, nous avions fait tous les possibles pour qu'elles passent par les urnes. Et là, on se fait avoir gravement. LA COLERE EST ENORME. Il nous reste la FIBRE ROUGE ET NOIRE.

 




jeudi 14 décembre 2023

"A travers la chrysalide : Maria Sybilla Merian (1647-1717)"

 

Belle découverte à la Bibliothèque Nationale de Colombie de Bogotà.

Dans les malles de l'Expédition botanique au nouveau royaume de Grenade, il y avait toute une bibliothèque connue aujourd'hui comme le "Fonds Mutis", qui traversa l'Atlantique, navigua sur le fleuve Magdalena et arriva à dos d'âne jusqu'à Bogotà...

Dans ce fameux "Fonds Mutis" conservé à Bogotà, se trouve toujours un exemplaire d'une réédition de "Histoire Générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe" par Mademoiselle Marie Sybille de Merian, traduite en français et en latin, parue en 1771 chez Desnos à Paris. Cette oeuvre est mise en valeur aujourd'hui par la Bibliothèque Nationale de Colombie, une des plus anciennes bibliothèques d'Amérique Latine, dans une exposition temporaire qui durera jusqu'en mars 2024.

Qui était donc Anna Maria Sybilla Merian ?

Une jeune sorcière allemande du XVIIème siècle, férue de chenilles, insectes, papillons, fourmis, lézards et autres bestioles considérées à l'époque comme des animaux du diable, nés de la boue et de la pourriture, qu'elle va décrire avec une minutie toute scientifique pour montrer leurs métamorphoses et leurs environnements.

Une artiste née dans une famille de graveurs et de peintres, qui va développer les techniques d'illustration botanique et s'intéresser tellement à l'exotisme des cabinets de curiosité qu'elle décidera de passer l'Atlantique pour rejoindre le Surinam alors qu'elle avait déménagé à Amsterdam.

Une femme libre, protestante presbytérienne, scientifique et voyageuse, qui édite ses livres à son propre compte, qui divorce, vit de son art et partage son savoir avec ses deux filles qui deviendront elles aussi illustratrices et publieront de nouvelles éditions des livres de leur mère.

Une précurseure, naturaliste renommée de son vivant puis oubliée pendant près de deux siècles, dont on redécouvre le travail considérable et dont le monde scientifique a consacré l'importance en donnant son nom à une espèce d'araignée (Metellina merianae), une grenouille (Pseudis merianae), un crapaud (Rhinella merianae), un lézard (Salvator merianae), un papillon (Catasticta Sybillae) et à un cratère vénusien nommé Merian.

On en vient aujourd'hui à l'appeler la mère de l'écologie...

Voir l'album ici




mercredi 25 août 2021

Sofonisba Anguissola


Hop hop hop... C'est parti pour le MOOC Peintres Femmes proposé par la RMN-Grand Palais et la Fondation Orange. Avec du beau monde en perspective.
On commence avec les yeux espiègles de Sofonisba Anguissola.

mardi 6 mars 2018

Les Lavandières de la Seine


En feuilletant des livres sur l'eau à la bibliothèque, je suis tombée sur ce tableau qui se trouve aujourd'hui en Colombie, à Bogotá. Je l'ai reçu comme un clin d'oeil. Cette perspective du bateau lavoir et ces femmes au travail, l'eau verte de la Seine sur le côté gauche, l'eau bleutée ou mauve à travers les vitres, l'eau des baquets avec leurs reflets, l'eau qui coule du tissu essoré, la vapeur d'eau... Tout cela repose aujourd'hui dans les collections du Musée National à Bogotá, de l'autre côté de l'Atlantique.

Ces lavandières de la Seine ont été regardées et interprétés en 1887 à Paris par un peintre colombien, Andres de Santa Maria. Je me sens aujourd'hui dans l'obligation de traduire la biographie de cet homme entre deux rives et d'alimenter sa notice dans Wikipedia.

Histoire de creuser une affinité qui traverse les ans et les océans.
Histoires d'eaux
Affaire à suivre. Comme un marque-page dans un livre.
Aventure à poursuivre