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samedi 25 octobre 2025

Cristina BANBAN chez Perottin


Nous sommes allés nous balader à Paris avec Jako, et Manuel nous a emmené dans des galeries du Marais. C'est le travail de Cristina BANBAN exposé à la galerie Perrotin que j'ai préféré. 

J'ai aimé les femmes rebondies de cette catalane qui vit à New York, son trait assuré et fin dans les dessins au crayon, ses couleurs vives et l'esprit hispanique. Les résonnances de ses recherches sur García Lorca sont très fortes, puissantes, sensibles. Aussi douloureuses que joyeuses, aussi passionnées et dramatiques que l'œuvre du poète andalou. 

Voir l'album de la visite






mardi 7 octobre 2025

Marguerite ou l'enfant chérie


Comme Olivier nous a mis sur les pistes du Blanc, j'ai regardé les papiers découpés de Matisse et retrouvé un dessin que j'ai décidé d'interpréter en blanc-vert.  Je crois bien qu'il s'agit de Marguerite, la fille chérie du géant barbu que nous avions découverte au Musée d'Art Moderne au printemps dernier.

En regardant l'original et sa copie blanc/vert olive, je suis frappée par "l'impression amortie", la diminution du contraste, le "floutage global" exercés par le passage au blanc.

Voir l'album : Blanc






dimanche 20 juillet 2025

Faith Ringgold


C'est l'été et je me souviens du Quilt de Faith Ringgold à l'expo Paris Noir. A la Bibliothèque, je retrouve le catalogue de l'expo qui lui a été consacrée au Musée Picasso à Paris. Alors je me replonge dans sa vie et son travail.

C'est le fil et le tissu qui m'attirent d'abord. Il y a comme un clin d'œil de cette arrière grand-mère couturière que je n'ai pas connue, mais surtout un joyeux sourire destiné à la mémoire de ma mère et de ma grand-mère avec qui nous avons tant cousu et brodé. Car dans ma famille, les femmes cousent. Elles m'ont transmis ce savoir et cette appétence pour le "faire patiemment" des travaux d'aiguille. Elles m'ont légué l'affinité féminine des ouvroirs, avec ce souvenir de journées de vacances passées autour de la table de la salle à manger, chacune à son ouvrage. 

Et puis il y a chez Faith Ringgold ce choix d'écrire des histoires et de les représenter. J'aime ce mélange d'écrits, de couleurs, de fils et de matières, ce plongeon dans l'histoire de l'art pour la renouveler et y représenter des noir.es. J'aime ce besoin de s'envoler pour se raconter. C'est à travers tout cela que se construit son parcours d'artiviste afro descendante, militante des droits civiques, féministe. J'aime cette femme, sa pugnacité, sa joie contagieuse, sa représentation du monde.

Voir l'album ici






jeudi 29 mai 2025

Le petit déjeuner des oiseaux. Gabriele Münter

Le petit déjeuner des oiseaux. Gabriele Münter, 1934


Au Musée d'Art Moderne, près du Palais de Tokyo, rencontre avec l'œuvre de Gabriele Münter que je ne connaissais pas. Ses couleurs me frappent, sa liberté, sa créativité foisonnante, son parcours renouvelé. Il y a son histoire d'amour compliquée avec Kandinsky mais, au-delà, il y a surtout son parcours au long cours qui construit une œuvre particulière. 

Dans son cheminement, je choisis "le petit déjeuner des oiseaux". J'aime à la voir attablée pour le petit déjeuner, à regarder l'hiver par la fenêtre de sa maison à Murnau, et s'arrêter sur la vie des oiseaux dans la neige. Elle a peint ce tableau dans les années 30 du XXème siècle alors qu'elle avait déjà atteint 60 ans. J'y reconnais ma sœur en âge et en regard.

Voir ici mon album de visite

Consulter sa notice dans AWARE





mardi 13 mai 2025

Luce Turnier


 

C'est le trait léger, fin et délicat de Luce Turnier qui m'a attirée.
Autant que la construction mathématique de ses collages.
Autant que ses camaïeus de bruns. 

Les notices de AWARE :

 Voir l'album de l'expo "Paris Noir"

 



Beauford Delaney


Les portraits jaunes de Beauford Delaney m'ont scotchée, émerveillée, enthousiasmée.
C'est lumineux, solaire, magnifiquement efficace pour mettre en valeur l'image de la personne.

Occasion aussi de rencontrer son regard sur Marian Anderson, figure de proue de la lutte pour les droits des afro-américains dont le parcours et l'image m'avait déjà touchée. Voir : Femmes de couleur,

Marian Anderson-Icone 1,
Marian Anderson-Icone 2,
Marian Anderson-Icone 3,
Marian Anderson-Icone 4.

Voir l'album de l'expo "Paris Noir"





vendredi 28 février 2025

La Maestà de Cimabue



Scotchée par la Maestà de Cimabue 
J'aime décidément la peinture dorée 
et j'ai adoré les dégradés de plumes des ailes des anges. 

La charmante petite "dérision du Christ" vaut évidemment son pesant d'or, et on peut comprendre son importance dans l'histoire de l'art. Mais enfin, à côté de l'époustouflante Maestá, elle fait l'effet d'un colibri à côté d'un condor.


 



samedi 16 mars 2024

Marian Anderson. Icone 4


Bleu de prusse ou de berlin, orangé et blanc. Il y a quelque chose de plus abouti dans les volumes du visage à cause du jeu entre l'ombre et la clarté. Et quelque chose de plus doux aussi. 



lundi 11 mars 2024

Marian Anderson. Icone 3



Focalisée sur le visage, avec un fond bleu de prusse récupéré au cours.
Acrylique, peinture dorée et fusain pour le trou mystérieux de la bouche d'où sort la voix d'or 








samedi 2 mars 2024

Marian Anderson. Icone 2

 

Acrylique dorée + Aquarelle en contraste vert/rose 

Un visage plus abouti que le premier essai
Pour les cheveux, des progrès à faire... Au prochain essai, sur cette surface la plus sombre, on va essayer de faire lentement des lignes courbes.

Voir l'album ici

 

jeudi 29 février 2024

Marian Anderson. Icone 1



Toujours dans la série "Femmes de couleur", je m'affranchis de la photocopie et j'utilise de la peinture dorée qui restait des fêtes de Noël. On aboutit à une icone de Marian Anderson, à mi-chemin entre pop-art et inspiration byzantine. 

Sa voix d'or est bien mise en valeur. Voir l'album ici : Marian Anderson. Icone 1




dimanche 25 février 2024

Femmes de couleur



Le cheminement à partir des photos de l'expo "Corps à corps" continue. 
La mise en couleurs de tirages noir et blanc aussi.

J'ai choisi Marian Anderson, photographiée en juin 1955 par Richard Avedon
Elle fut la première contralto afro-américaine autorisée à se produire au New York Metropolitan Opera. Seize ans plus tôt, les «Filles de la Révolution Américaine» l'avaient empêchée de chanter à Washington, provoquant un scandale national... C'est cette photo qui a attiré mon regard et m'a permis de découvrir le parcours artistique et le cheminement d'émancipation de Marian, une des actrices de la lutte pour les droits des afro-américains. 

Puis j'ai continué avec le portrait de Nusch Eluard, photographiée vers 1935 par Dora Maar
La photo aux contrastes saisissants a un aspect très "léché", très travaillé qui m'a amenée à rechercher les histoires de vie de la photographe et du modèle. 
L'une et l'autre, qualifiées d'égéries, de muses, d'amantes, de "femme de"...
L'une et l'autre, créatrices, femmes libres dans le monde patriarcal du surréalisme et du cubisme.

Pour ce travail, je colorie des photocopies, puis je les photographie.
Cela peut paraitre enfantin, mais chemin faisant, j'apprends et je rentre dans l'image.
Nous en sommes à 12 images sur papier colorié (6 pastels secs et 6 gouaches) et 36 photos.



 


lundi 12 février 2024

Les gestes de ma grand-mère. 5



 
Là aussi, je reprends un support usagé, avec des gribouillages à l'acrylique de nos petits enfants. 
Dans la liberté du grand format, il y a soudain une irruption du bleu.
Comme un clin d'oeil de Nancy Wilson-Pajic.
 
Il y a dans ce geste-là
du bleu, de l'ornithogale et des gribouillages.
Un clin d'oeil à maman et aux enfants.




dimanche 11 février 2024

Les gestes de ma grand-mère. 4




Bien plus de liberté sur le grand format.
J'ai recouvert d'orange un vieux bleu pas très glorieux
Et choisi de garder la présence du fond recouvert.
Il y a maintenant des ronds dans l'eau sous un des gestes de ma grand-mère.





samedi 10 février 2024

Les gestes de ma grand-mère. 3

 

 
Sur un plus grand format (50 x 65), toujours attachée à l'ornithogallum dubium. Un travail plus long, plus fouillé dans le mélange de l'orange et du vert, auquel on ajoute du blanc. Attention au blanc qui éteint tout.

Voir l'album ici


jeudi 8 février 2024

Les gestes de ma grand-mère. 2


Le travail sur "My grand-mother gestures" continue.
Et avec lui le travail de deuil pour accompagner le départ de maman.

Je m'attache au contraste Orange/Vert de l'ornithogalum dubium.




lundi 5 février 2024

Les gestes de ma grand-mère. 1



Pour commencer à travailler sur "les gestes de ma grand-mère" de Nancy Wilson Pajic, j'ai fait ce croquis avec du contraste Rouge/Vert

Alors que maman vient de partir, je veux continuer à travailler sur ces images. 
En mettant en couleur les mains et les visages. 
Nous verrons où cela nous mène.





jeudi 1 février 2024

My Grandmother's Gestures



Ce lundi 29 janvier, à l'atelier d'arts plastique des Terrasses, Elisa Ghertman nous a proposé de travailler sur des photos de l'expo Corps à Corps qui a lieu en ce moment à Beaubourg. 
 
J'ai choisi "les gestes de ma grand-mère" de Nancy Wilson Pajic. 



dimanche 22 octobre 2023

Hommage à Marinette Cueco


"tu ne vois pas, tu ne sais pas voir, au sol
sous tes pieds, les pétales fanés, les feuilles
brûlées, les brindilles, les écorces,
les mousses desséchées, les cailloux brisés,
les roches usées, les coquilles abandonnées,
(…) les pierres éclatées, les argiles colorées,
les mues, les peaux, les écailles, les poils,
les plumes, les duvets, les graines volantes,
les flottantes, les étamines, les pistils,
(…) les herbes renversées,
les bois pourris, les brisures, les fragments,
les éclats, les débris, les déchets… tu ne veux
pas les voir et pourtant ils sont la terre
".

(Marinette Cueco, Herbailles, Petits herbiers de circonstance, t.10. Bris et débris)


Que j'aurais aimé rencontrer Marinette et être son amie ou son élève
Elle est morte ce 19 octobre 2023 à l'âge de 89 ans.

Voir ici des bribes de son travail

Ecouter ici le phonomaton avec Marinette Cueco