lundi 5 août 2024
Coloriser le Front Populaire de 1936. Chapitre 1
dimanche 4 août 2024
Actualiser la gaité, le temps libéré, la joie partagée
Le tableau aux harmonies bleues et aux papillonnements de lumière de Renoir est beaucoup plus doux que cette pauvre esquisse à la gouache et aux crayons. Peu importe : j'ai bien aimé réinterpréter le bal du Moulin de la Galette aux couleurs du nouveau front populaire. Comme un besoin d'actualiser la gaité, le temps libéré, la joie partagée.
Zoomer ici le tableau de Renoir pour en découvrir les détails
samedi 3 août 2024
Le bal du moulin de la Galette
Réinterpréter le bal du moulin de la galette aux couleurs du #nouveaufrontpopulaire parce que ce qui nous anime, c’est le droit aux jours heureux.
dimanche 28 juillet 2024
"Manifestation"
A partir de "Manifestation" de Franz-Wilhelm Seiwert (1925)
revisitée avec les couleurs du Nouveau Front Populaire
Je découvre ce peintre allemand dont l’œuvre a éclairé le début du 20ème. J'aime sa verve anarcho-communiste, qui met sa création au service de la révolution et de la fondation d'un monde nouveau.
C'est à la fois drôle et douloureux.
mardi 23 juillet 2024
Il quarto stato
Il Quarto Stato, c'est à dire, littéralement, « le Quart-État » (expression qui, en écho à celle de tiers état, désigne le prolétariat) est une peinture célèbre effectuée par Giuseppe Pellizza da Volpedo en 1901. Découvrir les détails
vendredi 19 juillet 2024
La République en colère
Ce soir je transforme ma colère en guerrière de la république aux couleurs du Nouveau Front Populaire. C'était la première fois que nous avions regardé l'élection du président du parlement avec autant d'attention. On est même restés scotchés devant LCP jusqu'à la claque magistrale du retour de Braun-Pivet au perchoir. Du coup, nous voilà TRES TRES TRES EN COLERE. Pour porter nos exigences sociales, nous avions fait tous les possibles pour qu'elles passent par les urnes. Et là, on se fait avoir gravement. LA COLERE EST ENORME. Il nous reste la FIBRE ROUGE ET NOIRE.
mardi 16 juillet 2024
Les couleurs du Nouveau Front Populaire. Bis
Ce soir, encore, besoin de prendre les couleurs du Nouveau Front Populaire.
Les
arranger ensemble. Les aligner patiemment. Les regarder se diffuser
tranquillement dans l'eau.
Se laisser surprendre par les mélanges
Ooooh, Continuons à rêver. Imperturbablement.
C'est agréable à vivre et c'est plus efficace que de se lamenter
samedi 22 juin 2024
Les couleurs du #NouveauFrontPopulaire
Le Printemps du dessin, c'est fini. Voilà l'été, même s'il pleut.
Mais j'aime faire des courbes lentes, alors j'ai décidé d'essayer de leur appliquer les couleurs du nouveau Front Populaire : Vert, Rouge, Jaune, Violet, Rose. J'ai apprécié ce petit moment de respiration dans la campagne. Comme une façon de prévenir le burn-out militant alors que l'inquiétude et la pression sur nous toutes et tous est si forte.
Et puis, en faisant cet exercice, j'ai aimé découvrir comment chaque couleur existe et répond aux autres. Intéressant aussi de voir ce qui se passe sur les zones de contact.
Camarade qui me lit : Prends soin de toi ! Respire. Espère
samedi 28 avril 2018
1968-2018 #LaRueSeraRougeEtVerte
Avec toi le peuple des tours, toi peuple des forêts
Avec le peuple enfant des plaines ou celui des quartiers
Avec tous les peuples printemps, les peuples d'écoliers
Avec le peuple camarade quand vient le premier Mai
Dans les yeux du peuple labeur, un rêve, une liberté
Dans les yeux du peuple labeur, un rêve, une liberté
1968-2018 #EnAvrilAutantPeindreUtile
Au bout de mes doigts s'agite ma colère
S'écrasent à tout va les mots comme des pierres
Que le temps, que le temps, que le temps, que le temps, que le temps
Que le temps aiguise sans fin
lundi 16 avril 2018
1968-2018 #JeSoutiensLaGreveDesCheminots

mercredi 7 décembre 2016
L'histoire du tissu qui a enveloppé le Palais de Justice
Source : El Espectador
En comptant leurs pas et à l'œil nu, deux femmes de l'atelier de Couture "Kilomètres de Vie et de Mémoire" de Bogotá ont mesuré la taille de la zone qui entoure le Palais de Justice puis se sont embarquées dans le rêve "un peu fou" de l'entourer avec des grandes toiles tissées ou brodées. "Il n'y a jamais assez de tissus" ont dit les couturières qui voulaient construire la paix à travers un acte symbolique où la mémoire pourrait entourer la justice. Car selon elles, la justice continue à manquer dans les centaines de maisons de femmes colombiennes qui, à travers leurs broderies, font mémoire des souvenirs tragiques de la guerre et traduisent leurs espérances et leur soif de paix.
Au cours de cette initiative, à laquelle ont participé d'autres collectifs de victimes et où des présentations théâtrales et musicales ont eu lieu, s'est exprimée la nécessité que justice soit faite. A deux heures de l'après-midi, l'assemblage de tous les tissus a commencé, après que les victimes du conflit et les brodeuses aient discuté avec les personnes présentes. Sonia Cifuentes, de l'Association Minga et de l'Atelier Couture Kilomètres de Vie et de Mémoire, souligne que l'objectif était de montrer "les histoires de douleur, les résistances et les rêves que nous avons. Reconnaitre que, tout en étant des victimes, nous construisons des récits depuis l'espérance, la joie et la diversité. C'est un processus de guérison des autres violences qui ont été vécues dans le pays".
Les brodeuses de Mampuján, à María la Baja (Bolívar), dont les familles, la communauté et le territoire ont été dévastés par le conflit, sont une des grandes références dans le pays en matière de réconciliation et de pardon. Avec leurs broderies qui se caractérisent par de multiples couleurs et des dessins de fleuves et de montagnes, elles font mémoire des années où les balles des paramilitaires de Diego Vecino, les menaces, les disparitions et les tortures ont détruit leur environnement. Mais tout n'est pas que tragédie, leurs travaux reflètent aussi les désirs de paix et l'espoir de reconstruire ces liens qui auparavant les tissaient ensemble en société.
"L'idée, c'est que avec toutes ces expériences face au conflit, les espérances de paix que nous avons puissent protéger, recouvrir le Palais de Justice. En plus, c'est une façon de montrer comment nous avons pu nous réconcilier, pardonner et aimer. C'est difficile de parler de paix à partir d'un cœur plein de haine. Nous devons nous réconcilier avec nous-mêmes et avec la nature, parce que nous lui avons fait beaucoup de mal" souligne Juana Alicia Ruiz, leader de l'organisation "Femmes qui tissent des rêves et des saveurs de paix".
A la Fondation Tierra Patria, une organisation de femmes afro-colombiennes victimes du conflit sur la Côte Caraïbe qui fait de la pédagogie pour la paix et les droits humains depuis plus de 15 ans, elle brodent leurs récits depuis 2014. Elles ont commencé avec un petit atelier à Cartagena et aujourd'hui, elles sont 200 femmes à broder. "Nous nous sommes rendues compte qu'il était nécessaire de trouver des espaces pour dialoguer et faire des accompagnements sociaux de manière collective. La couture a été la meilleure manière parce que c'est quelque chose du quotidien. Nous avons toutes appris à coudre l'ourlet d'un uniforme. C'est un espace pour dialoguer et soigner, où nous faisons aussi des ateliers de design, graphisme, peinture, gravure et autres techniques".
"Les femmes ne comprenaient pas le concept de mémoire historique, et chercher à représenter leurs sentiments était difficile. Nous leur avons dit qu'il ne s'agissait pas seulement de broder les faits traumatiques vécus par la communauté, mais aussi d'arriver à penser un futur différent, comme par exemple, qu'un déplacement leur avait permis de créer de nouveaux projets de vie. Broder est un processus qui n'en finit jamais, car une année après, elles modifient tout ce qu'elles avaient fait avant. Dans les ateliers de Montes de María et de Carmen de María, elles n'ont pas voulu recommencer à raconter leurs tragédies. Ce n'était pas une manière de fuir leurs sentiments de tristesse, c'est seulement qu'elles ont voulu se penser au futur et fermer les cycles de guérison" explique Ofelia Castillo.
A Sonsón, une de ces nombreuses communes de l'Est du département d'Antioquia qui était dans la zone d'influence *(des paramilitaires ACCU et) du Bloc José María de Córdoba de las Farc, les ateliers se sont mis en place lentement. Luz Dary Osorio, membre de l'Atelier des Couturières de la Mémoire de Sonsón, explique qu'elles n'aimaient pas coudre au début mais qu'en voyant la puissance de guérison et de reconstruction du tissu social de ces réunions, elles ont compris que c'était un espace pour se redéfinir en tant que personnes.
"Nous avons compris que la propre douleur pouvait être moindre que celle du voisin, que nous ne connaissions pas et dont nous ne savions pas qu'il était aussi victime du conflit. Avec l'atelier, nous avons vu que, entre nous toutes, nous étions capables d'affronter ce qui nous est arrivé, de guérir, de vivre sans nous enfermer et d'arrêter que l'on continue à nous écraser. Aujourd'hui, on n'aime pas être traitée de victimes, parce que ce n'est plus ce que nous ressentons. Ils nous ont amené des psychologues, et moi je n'aimais pas ça. C'est pour ça que les ateliers de couture, ont été pour moi la meilleure des thérapies, parce qu'avec la couture, je façonne ce que je ressens et je n'ai pas à le raconter : Je le brode" explique Luz Dary Osorio.
A six heures du soir, le grand ruban de toile a commencé à être replié. L'objectif était atteint : Reconstruire la mémoire et le tissu social à partir de la vision des différentes victimes du conflit en Colombie. Il manquait bien des points, des fils et des motifs pour rappeler des milliers de colombiens. Mais l'espoir que ces toiles soient des symboles contre l'impunité et l'injustice était apparu clairement. Les couturières sont l'exemple fidèle du pays qui n'oublie pas.
*(note de la traductrice CM)







