Se laisser porter par les formes, sans savoir où ça va mener. J'apprécie ce lâcher prise qui se saisit de la forme par le jeu des motifs et des textures. C'est une approche un peu décorative, mais qui permet d'affiner les grosses orientations.
Il y a la grande ligne verticale au milieu. Des édifices de papier métallisé, emballage de café en grains, qui en gardent l'odeur. Des maisons de papier cadeau doré, des murs de papier rayé rouge et blanc, des pans noirs sur lesquelles ressortent bien le dessin de briques au feutre Posca ou des motifs décoratifs.
Il y a des arches, des escaliers, des volets aux fenêtres, des grandes et petites portes
Il y a un ciel jaune d'aquarelle japonaise irisée Il y a une terre habillée de fines stries sur différents tons d'aquarelle
Il y a toujours la ligne verticale structurante. Et un jeu avec un dessin de Besse trouvé dans l'Humanité Dimanche. J'aime bien le contraste entre la petite échoppe et les gratte-ciels métallisés. Me voici de nouveau avec l'aquarelle japonaise nacrée.
Voici que commence un nouveau cycle. Olivier nous propose d'utiliser des formes de papier pour construire des maisons et des quartiers imaginaires. Il y a la référence aux constructions de Jacques Tati et aux maisons abandonnées de Seth Clark.
Il y a la ligne verticale, colonne vertébrale des constructions. Des formes de papier superposées. Je ne m'attache pas à la vraisemblance de la perspective. Je sème des fenêtres, des portes, des toits et des escaliers au gré des papiers collés. J'ajoute du doré. C'est mon premier quartier atypique.