A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici un serpent-lion à ailes de papillon, pattes de scarabées, queue d'oiseau-lyre et dard de moustique
Comme en ce moment, je dessine des animaux imaginaires, cette visite était tout à fait bienvenue. J'ai particulièrement apprécié le sanglier faisan bicéphale empaillé, ci-dessus. Tout comme le goût de bonbon acidulé de l'exposition temporaire des Lamarche-Ovize.
Alors que l'on pourrait soupçonner les collections d'armes, de trophées et d'animaux empaillés de véhiculer des relents nauséeux liés au mouvement de la ruralité (ex "Chasse, Pêche, Nature et Traditions"), les rencontres inopinées avec des œuvres contemporaines permettent d'alléger le propos.
Il y a de la gravité enjouée, du jeu, de l'ironie, du décalé. Et puis, il y a beaucoup d'enfants étonnés. C'est grâce à l'une d'elle que j'ai pu toucher la tête de la licorne dont je ne voyais que la longue corne.
A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici une vache papillon à tête de hibou, cornes de cerf et pattes de moustique
Nous sommes allés nous balader à Paris avec Jako, et Manuel nous a emmené dans des galeries du Marais. C'est le travail de Cristina BANBAN exposé à la galerie Perrotin que j'ai préféré.
J'ai aimé les femmes rebondies de cette catalane qui vit à New York, son trait assuré et fin dans les dessins au crayon, ses couleurs vives et l'esprit hispanique. Les résonnances de ses recherches sur García Lorca sont très fortes, puissantes, sensibles. Aussi douloureuses que joyeuses, aussi passionnées et dramatiques que l'œuvre du poète andalou.
A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici un escargot raton laveur volant à carapace de tortue, pattes de biche et queue de poisson.
A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici un dragon girafe à filaments de méduse, queue de crocodile et pattes de rhinocéros.
A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici un rhinocéros volant à corps de baleine, pattes de girafe et queue d'oiseau lyre.
A l'atelier, Olivier nous a proposé de dessiner à la plume des animaux imaginaires, en mélangeant les têtes, les pattes, les corps, les textures, les pelages, les écailles, les plumes et les antennes de différents animaux. Du coup, voici une girafe hippocampe bicéphale huppée à queue de homard.
Le dessin à la plume est passionnant.
Après avoir découvert une BD de Sergio Toppiqu'Olivier avait apportée, je suis allée chercher ses oeuvres à la Médiathèque.
Je reprends le motif de la jeune femme en blanc sur fond rouge de Matisse.
Le blanc prend en main les opérations alors qu'il y a du bleu et du rouge primaire sur la palette. Et nous voilà avec une belle élégante en mauve et gris. On pourrait encore blanchir cette affaire, mais je décide d'en rester là pour ne pas éteindre les touches de couleur du fond.
Je reprends le motif de l'eau et décide de coudre le papier avec du fil blanc. Il s'agit de surligner l'écume, la surface de l'eau, les formes des galets. Finalement, le fil apparaît anecdotique.
Pour mettre en valeur le fil blanc, il conviendrait de coudre du papier blanc.
Voici que Mr Hulot fait bon ménage avec "el núvol blanc", le nuage blanc de Lluis Llach.
J'en avais assez des blancs tristes et inquiétants. Je cherche des blancs joyeux, enjoués, éclatants, lumineux. C'est un peu compliqué puisque je pars d'une base photocopiée.
Il va falloir partir sur du papier blanc.
Et peut-être coudre de fil blanc les photocopies ?
Sans se presser la vie coule et s’écoule
Comme un fil que le vent déroule, elle prend fin
Parfois nous sommes acteurs
parfois simples spectateurs
Sans se presser, sans y toucher, la vie reprend le rôle
qu’elle nous avait donné.
Sereinement la vague s’en vient, et puis se meurt
Peut-être accepte-t-elle sa fin, pour renaître.
Le sable qui l’aime d’amour
Ne sait pas ce qu’est l’attente
Il ouvre largement ses bras
Au cas où elle resterait
Ainsi seulement, je te laisse me quitter
Seulement ainsi, tu t’en vas et je te laisse aller
Pour toi, j’ai fait un nid dans mon arbre
Et il y a un nuage blanc accroché à une branche
Si blanc…
Si blanc…
Souvent c'est quand le soleil s’en va que tu le vois
triste, il sait que même s’il vieillit, tu l’aimes
Parfois nous arrivons tard
Parfois même sans savoir que parfois,
l’art fragile d’un simple geste, pourrait te dire que…
Seulement ainsi, je te laisse me quitter
Ainsi seulement, tu t’en vas, je te laisse aller
Pour toi, j’ai fait un nid dans mon arbre Et il y a un nuage blanc accroché à une branche
Si blanc…
Si blanc…
Pour toi, j’ai fait un nid dans mon arbre Et il y a un nuage blanc accroché à une branche
Si blanc…
Je suis passée à l'exposition "De mains en mains" organisée par le CAN (Collectif d'Artistes de Nanterre) à la Galerie des Tourelles. J'ai beaucoup apprécié de feuilleter les carnets, caresser les papiers, découvrir des matières et des formats inattendus, entrevoir les projets à travers les esquisses, toucher des gravures. C'était délicat, intime, généreux, tranquille, poétique.
En m'asseyant pour feuilleter les cahiers et les livres, j'ai eu envie de m'essayer à jouer avec les papiers, les fils et les formats. J'ai eu envie de créer. Comme si "toucher l'œuvre" me faisait toucher la main de l'artiste et me créait.
Et puis j'ai rencontré Claire Poisson, et j'ai adhéré au CAN. Je veux faire un stage de gravure.
J'ai voulu passer au blanc une des jeunes femmes en blanc sur fond rouge de Matisse. Ca répond à la commande du moment, mais franchement ça amortit tellement les contrastes que j'ai hâte d'en sortir.
Comme Olivier nous a mis sur les pistes du Blanc, j'ai regardé les papiers découpés de Matisse et retrouvé un dessin que j'ai décidé d'interpréter en blanc-vert. Je crois bien qu'il s'agit de Marguerite, la fille chérie du géant barbu que nous avions découverte au Musée d'Art Moderne au printemps dernier.
En regardant l'original et sa copie blanc/vert olive, je suis frappée par "l'impression amortie", la diminution du contraste, le "floutage global" exercés par le passage au blanc.
Avec Baldassare, nous nous croisons de temps en temps.
Notre idylle a commencé en 2017, quand j'ai choisi sa sprezzatura, pour illustrer le padlet du tendre au cours du Mooc-L'instant figé.
Un nouveau clin d'oeil en décembre 2024 l'a revêtu de bleu, de vert, de violet et de rose.
Le voici donc maintenant teint en blanc. Parce que par hasard, dans les papiers, j'ai retrouvé une petite photocopie de la peinture de Raphaël et qu'en ce moment, je repeins le monde en blanc. Voir l'album : Blanc
Le blanc va bien à Jacques Tati. Il y a là de l'absurde, de la modernité froide, de l'épure qui tranche avec la bonhomie à la pipe du personnage. Il y a du rire nerveux, de l'incompréhension, du burlesque déjanté. Léger ?
Le silence est privilégié on peut faire semblant d'être lourd pas d'être léger