mercredi 2 octobre 2024

dimanche 29 septembre 2024

Tenir ses rêves bleus. 2

 


Il y a l'idée du triptyque et le thème du bleu.

Simple. Basique.

Je commence par plusieurs fonds au bleu de Prusse et j'écoute Erri de Luca.





samedi 28 septembre 2024

Tenir ses rêves bleus. 1



Yves Heck Triptyque sans titre
Extrait de la série Tenir ses rêves, 2022


Avec la rentrée, l'atelier "Arts Plastiques" a repris ce jeudi. Changement de jour, de lieu et d'intervenant. Je retrouve mes beaux jeudis d'enfant, l'atelier a lieu à Nanterre, dans la salle d'Arts Plastiques Thomas Lemaitre et c'est olivier millerioux qui l'anime.

Il nous propose BLEU

Après le cours, je surfe sur le bleu. Je poursuis les pistes de Jacques Monory et d'Yves Klein. Des fenêtres s'ouvrent avec Jan Fabre, Geneviève Asse, Chagall et bien d'autres de ce côté-ci de la mer. Puis la vague bleue m'emporte au Japon avec les 36 vues du Mont Fuji, au Mexique chez les mayas, en Australie avec les aborigènes. Je salue aussi les céramiques perses et les pénétrables de Soto. Voir l'album ici

J'en viens à effeuiller mes travaux anciens. Voir les occurrences de bleu 

Il y a définitivement des océans de bleus et des myriades azurées

Parmi toutes les images proposées au cours du premier atelier, j'ai choisi une petite carte postale avec un triptyque d'une même vue urbaine à des moments différents, avec deux personnages. L'un d'eux ressemble à Erri de Luca, je ne sais pas si c'est vraiment lui ou pas. Peu importe, j'aime l'idée de le représenter. J'aime aussi la veste de velours et la casquette de l'autre personnage. Il y a un escalier à marches basses, une bouche d'aération, des tags effacés, des rainures sur la voie, des lumières avec des angles différents. Alors je commence à dessiner et à peindre bleu

Je découvre plus tard qu'en 2002, Yves Heck, l'auteur de l'image, a demandé à des passants d’imaginer comment ils pourraient concrètement, physiquement tenir leur(s) rêve(s), sans plus d’explication. Le résultat est une série couleur de 12 portraits en pied (40×60), présentés seuls, en diptyques ou en triptyques.

Alors, avec l'image de départ et le bleu, je décide d'interpréter Tenir ses rêves bleus 

Et je change temporairement l'intitulé et le thème de couleur principal de ce blog jardinier.







mardi 20 août 2024

Présences arabes. INJI EFFLATOUN


INJI EFFLATOUN (1924-1989)
La jeune fille et le monstre - 1942


Le surréalisme n'est pas, et de très loin, l'expression que je préfère. Il y a une violence, une esthétique de la démesure, un besoin de cassure, qui ne me correspondent pas. Mais en regardant le travail d'Inji Efflatoun exposé au Musée d'Art Moderne de Paris, j'ai compris qu'il s'agissait d'œuvres de jeunesse qui, à travers son appartenance au groupe "Art et Liberté" et son expérience carcérale, ont permis à l'auteure de se libérer. 

En rentrant dans son histoire, j'ai apprécié son cheminement marxiste, son engagement féministe et pacifiste. Les couleurs d'Inji se sont éclaircies avec le temps, sa lumière est devenue blanche. Je la salue comme une de mes ancêtres dans la bataille des idées.

Lire l'article Les multiples vies d'Inji Efflatoun dans Orient XXI


Voir l'album ici




lundi 19 août 2024

Présences arabes. FATMA ARARGI

FATMA ARARGI (1931-2022)
Twelve O'clock - vers 1956

 

Le monde du labeur au repos. La force de travail qui reprend des forces. J'ai aimé ce répit ouvrier de la pause de midi exposé au Musée d'Art Moderne de Paris. Aimé aussi le camaïeu d'ocres et de bleus, la construction simple et efficace, les plans parallèles qui ouvrent la profondeur. Et puis j'ai découvert que c'est une femme qui a peint ces hommes et qu'elle était égyptienne à l'époque de Nasser. J'ai été attirée par cette histoire.

Selon @MenartFair : Fatma Arargi (1931-2022) a enrichi l’art égyptien par ses œuvres explorant l’identité nationale et la vie quotidienne. Cheffe du département de peinture à Alexandrie, ses toiles dépeignent la maternité, la vie des paysans et des ouvriers, réfléchissant les dynamiques sociales de son époque. Vers la fin de sa vie, Arargi s’est tournée vers l’abstraction, interrogeant la relation entre l’Homme et l’Univers. Son œuvre a été marquée par un engagement profond pour le patrimoine et la justice sociale, faisant d’elle une figure emblématique de l’art moderne égyptien

Voir l'album ici

 





samedi 17 août 2024

Présences arabes. CHOUKRI MESLI

Les Camps - 1958 

Frappée par la série des 24 petits cadres de pastels à la cire réalisés au verso de cartes de l’Algérie établie par l’état major français, j'en viens à découvrir l'artiste nationaliste, les peintres du signe, le groupe Aouchem et la blessure de l'exil. Ma recherche sur les artistes rencontrés à l'expo du MAM de Paris se poursuit... Quelle n'est pas ma surprise de comprendre que nous étions voisins avec Choukri Mesli et que nous aurions pu nous croiser à Nanterre.

Voir l'album ici

« Aouchem est né il y a des millénaires, sur les parois d'une grotte du Tassili. Il a poursuivi son existence jusqu'à nos jours, tantôt secrètement, tantôt ouvertement, en fonction des fluctuations de l'Histoire. (...) Nous entendons montrer que, toujours magique, le signe est plus fort que les bombes ». Extrait du manifeste d'Aouchem

Voir l'article dans Orient XXI : "Choukri Mesli, le chant du signe"





Présences arabes. HAMED ABDALLA

 

"Conscience du Sol"- 1956


Il y a le grand format aux couleurs ocre et bleu. Il y a l'Egypte, le Nil, le pécheur, les paysans, les maisons nubiennes, les champs. Il y a le clin d'œil à Klee.

Et puis il y a le poids du mot et il y a le saut dans la Révolution.


« Ma règle principale — comme l’artiste oriental — 
est de peindre la nature telle que je la vois dans mon esprit,
et non pas telle qu’elle paraît à l’œil ».

Voir l'album ici


En savoir plus sur son parcours dans Orient XXI : "Hamed Abdalla, l'œil du fellah sur le monde"


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